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Le Taxi, moyen de transport universel

Posted in Uncategorized with tags , , , , , on 2 septembre 2009 by vanes

On a tous des histoires de taxis autant dans notre propre ville qu’ailleurs dans le monde. Que ce soit des histoires drôles, bizarres ou encore d’arnaques, nous en avons tous au moins une.

Je ne me lasse jamais d’entendre mes amis le lendemain d’une visite à la maison, me raconter leur trajet de taxi. Il faut comprendre que je demeure au centre ville de Montréal au milieu de l’action. C’est souvent chez moi que les amis débarquent, bref, ce le fut à une certaine époque, alors que nous étions quelques amis à travailler ensemble et à finir notre journée en même temps. On se réunissait chez moi pour une partie de la soirée et, évidemment du à nos hivers québécois, deux de ces amis avait l’habitude de partir en taxi. Les jours étaient différents mais se ressemblaient tous. J’avais droit aux aventures de taxi du soir précédent. Tous plus inusitées les une que les autres! Il y avait toujours LA chanson qui jouait au bon moment ou un chauffeur douteux. Je me spécialise dans les fous rire que j’essaie de camoufler malgré le fait que je suis prise dans une intimité quelque fois inconfortable d’un étranger, celle du chauffeur.

Cependant, je n’ai pas trop le réflexe de prendre des taxis. Je dois avouer que c’est un pur plaisir que de se faire conduire du point A au point B sans se casser la tête, avec un minimum d’énergie. Par contre, ce qui me tue le plus est le prix exorbitant qu’ils chargent. J’aime bien épargner mon argent dans le but de voyager, plutôt que d’investir dans ce moyen de transport. Les yeux rivés sur le compteur, on veut toujours qu’ils aillent plus rapidement. C’est déjà bien qu’ils disposent d’un compteur et qu’il soit fonctionnel en plus, puisque dans les pays arabes et du Moyen Orient, il n’est coutume que de marchander son trajet. Cela fait tout simplement parti de leur culture et ne pas le faire c’est d’accepter quatre fois le réel coût de la course. Il y a toujours une première fois où on se fait prendre au piège lorsqu’on débarque dans un pays pour la première fois. On apprend vite ou on s’en rappelle vite! Ma leçon fut le jour où j’ai fait le trajet en bateau de Gibraltar, en Espagne à Tanger, au Maroc. Mon premier grand voyage, mon premier pays musulman. Je mets le pied hors du port et je demande à un taxi où se trouve mon auberge de jeunesse que, pendant que j’y suis, ne vous la recommande en aucun cas.Il s’agit de l’auberge de jeunesse HI la plus sale que j’aie jamais vu, croyez moi que j’en ai vu des auberges frôlant l’insalubre. La toilette à aire ouverte à côté des supposées douches qui étaient de petits compartiments tout aussi à aire ouverte que la toilette, avec un tuyau droit provenant du plafond projetant un jet faiblot aussi droit que le tuyau. Je ne vous parlerai pas des dortoirs puisque je crois vous avoir déjà décrit l’essence de la place. Je continue. Alors voilà que l’homme au volant du taxi me dit que ce n’est pas trop trop loin et que ça me coûtera que vingt dirhams ( 2 euros). Provenenant du Canada, je me dis que ce n’est vraiment pas cher et j’accepte volontiers en souriant en plus! Je monte à bord de son véhicule et je n’ai même pas le temps de m’installer pour le trajet que nous sommes arrivés! Eh oui, il n’a fait que monter une côte à partir du port et me réclame alors les vingt dirhams. Ceux qui me connaissent comprendront comment je n’étais pas du tout contente de la situation. Je me suis dis à voix basse : argh, bienvenue au Maroc, oui! Plus tard, j’ai compris qu’avec dix dirhams je peux aller de l’hôtel à la station de train qui est toujours un peu à l’écart du centre,  alors imaginez avec le double! Depuis ce jour, je vous dis que je suis beaucoup plus alerte dans les autres pays et que je me renseigne un peu plus. Ça m’enrage les habitants locaux essaient d’arnaquer les touristes. Parfois ça les irrite égallement de savoir que le touriste a raison et qu’il connaît son affaire. Je suis déjà restée une demi heure sur un coin de rue de la station de train de Marrakech, car les chauffeurs de taxis me demandaient quarante dirhams alors que je leur en offrais que dix. Ils préféraient escroquer les touristes incrédules que de me prendre. Je les comprends. Pourquoi accepter le quart  quand certains acceptent de payer la totalité? Le pire est qu’un chauffeur, probablement désespéré de faire quelque sous, a finalement accepté mon offre et a même fait rouler le compteur et que, oui, j’avais raison, neuf et quelques centimes de dirhams étaient le coût du trajet. Quelle satisfaction!

Dans certains pays tels que la Syrie et le Liban, le taxi est un moyen de transport abordable pour se promener de ville en ville. Bien évidemment que c’est considéré plus luxueux et les voyageurs qui en font usage sont souvent ceux qui dont le budget est moins restreint. Pour l’avoir expérimenté à quelques reprises dans différentes circonstances, même avec la conversion des monnaies, je rentrais plus que dans mon argent! Souvent, il n’y a pas de bus qui se rendent aux frontières et le taxi est le seul moyen de transport. Le système du shared taxi, un taxi qu’on partage avec d’autres personnes qui se rendent à la même destination, reste un moyen efficace et génial qui réduit les frais de transport à quelques dollars seulement.

Shared taxi en Iran

Shared taxi en Iran

L’Iran détient tout de même la palme d’or en matière de système de taxis dans tous les pays que j’ai visités. Il s’agit d’un système ingénieux quelque peu chaotique mais au combien pratique que nous devrions avoir dans toute grande ville . Ce pays possède, tout comme ici, les taxis privés auxquels nous donnons l’adresse et le taxi nous dépose à l’endroit même. Plus encore, pour une modique sommes marchandée avant le départ, le taxi te conduit dans une autre ville et peut attendre le nombre d’heures désiré le temps de visiter, puis te ramène au point d’origine.

L'Iran

L'Iran

Ainsi j’ai fait un aller-retour de la ville de Kashan jusqu’à Abyaneh avec deux heures d’attente en compagnie d’une Hollandaise pour vingt dollars US. Il existe également les shared taxi (taxis partagés). Ce sont des taxis de couleur différente qui font un trajet particulier, d’un carrefour à l’autre ou d’un grand rond point à un autre. Au début, c’est un peu intimidant, surtout que tu dois prononcer l’endroit où tu vas en Farsi, langue parlée en Iran, alors qu’ils s’arrêtent brièvement devant toi et ne comprennent évidemment pas la façon dont tu prononces, car pour être honnête, tu ignores totalement comment le dire correctement. Si c’est le bon taxi pour ta route, il te fait signe que oui et tu prends un siège. Les autres passagers se tassent pour te faire une place et à chaque fois te dévisagent avec un sourire, car tu es clairement un voyageur. Tout dépendant de la durée du trajet tu peux te promener pour la piètre somme de 10, 20, 30 ou 40 sous. Un taxi privé peut couter de un à deux dollars. Je m’en suis évidemment donnée à cœur joie. Le retour au pays a été plutôt difficile et la bicyclette redevint mon moyen de transport. Puis, durant mon séjour en Iran, alors que j’étais ravie du système de transport, je rencontre une jeune étudiante avec qui j’ai passée une journée à me promener dans la capitale, Téhéran. Elle me fait prendre l’autobus pour la première fois. Vu que c’est écrit en Farsi et que les Iraniens malgré leurs efforts, ont de la difficulté avec l’Anglais, j’évitais ce moyen. Je fut bouche bée. Non seulement la ségrégation des sexes est une réalité, les hommes en avant et les femmes en arrière (ce sujet mérite une page entière et j’en reparlerai) mais je me rends compte que le taxi est un moyen très dispendieux en Iran puisque le bus est seulement deux sous l’aller! Il s’agit de plus de presque 137 fois moins cher qu’à Montréal!

J’ai toujours ça en tête, malgré que nous vivons dans deux réalités complètement différentes. Il serait merveilleux de prendre exemple sur des systèmes différents de ceux des occidentaux, car oui nous innovons, mais nous n’avons pas toutes les meilleures idées et le meilleur fonctionnement.

فانيسا

Vaness

Agis envers autrui comme Dieu agit avec toi. (proverbe arabe)

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