Archive pour enfance

Intro, car il en faut toujours une

Posted in Uncategorized with tags , , , , on 29 août 2009 by vanes

Je, Vanessa Georgescu Paquin est fascinée par le monde arabe, presque même obsédée et fière de l’être!

Je ne me souviens pas du jour où j’ai commencé à aimer voyager. C’est évidemment directement lié à mon enfance où  mes parents nous ont trainés  un peu partout aux quatre coins du monde (ma sœur, mon frère et moi).  C’est dans mes gènes, je n’y peux rien.

Au début, ce fut que des projets familiaux avec mes deux parents, mon frère et ma sœur, tous deux plus âgés que moi. Je n’ai cependant aucun souvenir de cette époque, car mes parents se sont séparés, comme la plupart des jeunes de ma génération durant mon jeune âge. On dirait une mode qui perdure. Puis, ma mère a prit la relève en continuant à nous trimbaler de pays en pays. Je dis trimbaler car à l’époque, nous ne pouvions pas nous rendre compte de cette chance inouïe que nous possédions. Je me retrouvais souvent à me plaindre devant les plus belles merveilles du monde: « J’ai soif, j’ai mal aux pieds, je suis fatiguée» … à présent, je regrette. Un jour, après plusieurs menaces verbales, ma mère décide de ne plus nous faire voyager en famille. Les querelles entre nous trois l’exaspérait à ce point, et encore aujourd’hui je la trouve extraordinaire de l’avoir fait. Ne la croyant pas, puisque ma mère n’a jamais été réellement une figure d’autorité, mais plutôt une mère qui nous a donné des valeurs inestimables et une personnalité, elle passa à l’action et nous sommes jamais repartis tous ensemble. Je ne devais pas avoir plus de dix ans, j’étais alors en quatrième année du primaire, et mes parents étaient séparés depuis maintenant un an.

Mon frère, moi et ma soeur en Thailande mi-année '80

Mon frère, moi et ma soeur en Thailande mi-année '80

C’est à mes quatorze ans que je commençai ma crise d’adolescence. Cette crise inexplicable dans laquelle l’enfant est projeté dans un autre monde sans préavis. Je commençai à comprendre des choses ou plutôt à croire que je commençais à les comprendre. Ma mère m’encouragea, malgré l’opinion de mon père, à prendre du temps à l’extérieur de Montréal. Elle a toujours été forte pour ça et encore à ce jour, nous encourager à voir le monde, à partir. (Merci ma petite maman pour ça, vraiment) Je pars, du haut de mes quatorze ans, seule une semaine à Toronto chez des amis de cette dernière, puis à New York, pour une autre. Qui peut bien envoyer son enfant dans cette ville à cet âge?: ma mère. Je me souviens encore un moment, un soir où je lisais dans mon dortoir à quatre lits à l’auberge  de jeunesse près du Central Park ,  une Française sanglotait du haut de son lit. Nous avons commencé à parler,  elle avait une vingtaine d’année. Elle n’arrivait pas à s’habituer d’être si loin de chez elle, Paris. Moi, je trouvais ça tout à fait normal. Quand je vous dis que c’est dans mes gênes!

moi à New York à 14 ans, 1999

moi à New York à 14 ans, 1999

À mes 16 ans, en secondaire 4, il y a un voyage d’école organisé en Italie auquel je participe évidemment. Les Euros n’étaient pas encore la monnaie locale à l’époque! Puis, s’en suit d’un voyage de deux semaines en Grèce dans le but de visiter mes grands parents qui profitent de ce pays quatre mois par année depuis plus de 27 ans! J’apprécie de plus en plus voyager seule ou de voyager point. Je fais mes études au  Dawson College en Beaux Arts, croyant vouloir être artiste-peintre de métier. À l’obtention de mon diplôme, j’ai besoin d’une pause et je ramasse tous les sous que je peux pour partir principalement en Espagne où je pourrai pratiquer le peu que j’ai appris dans mes cours d’espagnol au cégep. Premier long voyage de trois mois qui changera, si je peux me permettre de dire, ma courte vie! Je visite l’Espagne, le Portugal, la France, la Belgique plus rapidement que je l’avais planifié et il me reste donc trois semaines à mon voyage. Encore une fois, quelle mère encourage son enfant à partir dans un pays arabe seule à 19 ans?: la mienne! Je descend de l’Espagne au Maroc, ce qui fut une des expériences les plus difficiles, mais dont je reparle encore aujourd’hui, donc qui s’est avérée très formatrice disons. Imaginez une jeune femme canadienne voyageant seule avec des courbes dans un pays musulman. Vous comprendrez que mon opinion sur les pays arabes n’était donc pas la meilleure à ce moment là, suite à mon expérience au Maroc.

C’est en 2005 que je réalisai ma profonde envie de voyager et de voir le monde, en entier. Je travaille pour une durée de neuf mois pour me permettre d’en vivre trois autres ailleurs. Pendant ces neuf mois, je fantasme sur les trois qui me procureront du bonheur à l’état pur.

Ce n’est plus un hobby, mais un mode de vie. Je vis dans le passé, dans mes souvenirs, pour soulager le présent.

J’arrive bientôt au pourquoi de ce Blog, j’y arrive, patience. Venu de moi qui n’a malheureusement pas eu le gène de la patience à la naissance, est un peu ironique. C’est en 2007 que j’ai un coup de foudre pour les pays musulmans, du moins pour un d’entres eux:  la Turquie. Une Italo-canadienne rencontrée en Espagne avec qui j’ai gardé contact m’avait envoyé des photos de son séjour en Turquie pendant que je continuais mon tour et, également, alors que je n’étais pas encore de ce monde, mes parents y sont allés avec mon frère et ma sœur. Le but de ce voyage en Europe de l’Est était de découvrir mes racines car je suis roumaine, à moitié, mais ça, c’est une autre histoire. Comme je quitte trois mois, j’en profite pour voir les pays autours : la Hongrie, la Croatie, la Bosnie, la Serbie, la Bulgarie et descendre en Turquie. Ce pays étant très grand, les distances entre les villes sont importantes. Ainsi, j’ai eu le temps nécessaire que pour visiter la partie « européenne », celle de l’Ouest. Plusieurs voyageurs rencontrés sur mon chemin ayant visité le côté Est, le définissaient comme un autre pays. Alors moi, Vanessa, je reviendrai en Turquie, et visiterai ce pays que je chéris tant, et ce, en entier!

Dès lors,  je suis devenue une obsédée du Moyen Orient et fière de l’être. Plus que je voyage, plus je me rend compte que j’aime voir et découvrir des pays que les gens sont moins portés à visiter ou simplement pas du tout. En regardant la carte du monde, je commençai à établir un genre d’itinéraire pour trois mois de voyage. J’observai que la Turquie possède  l’Iran, la Syrie et le Liban comme frontières. L’Iran? Personne ne va en Iran, eh bien moi, oui moi, j’irai! Tant qu’à être dans ce coin du monde, pourquoi ne pas visiter la Syrie, le Liban, la Jordanie, l’Israël  où j’ai été baptisée lors d’un voyage familial et les territoires occupés de la Palestine? Pourquoi pas? Why not?

C’est à ce moment que tout a commencé

Bienvenu(e) sur mon blog, bienvenu(e)  dans mon monde

Vaness

Le mot que tu retiens entre tes lèvres est ton esclave. Celui que tu prononces est ton maître. (Proverbe arabe)


Publicités