Archive pour bedouin

Une veille du jour de l’an bien différente

Posted in syrie, Uncategorized, Voyage 2009 Turquie-Syrie with tags , , , , on 21 janvier 2010 by vanes

Chaque année la même question revient : Que faire pour fêter le nouvel an en grand. Cette année j’ai trouvé réponse à cette question. Je le fêterai d’une façon peu commune dans un environnement dépaysant. Je passerai le 31 décembre dans le désert de la Syrie, à Palmyra dans une tente de bédouin.  Cette année, tous se réuniront à Palmyra en provenance de Homs,

Ruines de Palmyra au mois de décembre 2009, Syrie

Ruines de Palmyra au mois de décembre 2009, Syrie

Aleppo et Damascus pour fêter en grand. L’an passé le jour de l’an est passé inaperçu en raison des événements de Gaza en Palestine.

Palmyra est une petite ville au centre de la Syrie et une rue principale qui se rend aux ruines de l’ancienne cité de Palmyra la traverse. Il s’agit du centre ville. Tout le monde se connaît puisque tous possèdent une boutique de bijoux ou de souvenirs, un restaurant ou un café. Les enfants des propriétaires travaillent tous pour l’entreprise familiale et quelques uns d’entres eux ont tissé des liens d’amitié. Ainsi mon ami Hany a un ami Odi qui possède un restaurant dans une tente typique de bédouin où des soirées sont organisées. La dernière fois, j’ai eu droit à une expérience inoubliable qui sera détrônée par la plus récente.

Revenons au début de cette longue journée dans laquelle je m’étais arrêtée dans mon dernier article.

Nous arrivons à deux voitures de la ville de Homs à Palmyra et Hany me dit que sa sœur se fiance le soir même et qu’il

Moi devant les ruines de Palmyra au mois de décembre 2009, Syrie

Moi devant les ruines de Palmyra au mois de décembre 2009, Syrie

devra passer du temps avec sa famille. Parfait pour moi, j’aurai quelques heures de solitude pour faire une sieste, défaire un peu ma valise et me préparer tranquillement pour la soirée. En me déposant à l’hôtel où je séjournerai, on convient que je le rejoindrai pour 19h30 au restaurant familial.

Il est 17h lorsque je me réveille de ma sieste et m’apprête à prendre une douche alors que ça cogne à ma porte. J’enfile une serviette autour de mon corps et demande qui est là. Mohammad, le propriétaire me dit que Hany est au téléphone et il me passe son mobile à travers la mince ouverture que je fais avec la porte. Hany me dit que quelqu’un passera me chercher pour le rejoindre. Je lui demande de me donner vingt minutes pour me préparer. Je me presse et je ne sais pas où donner de la tête. Dois-je me préparer pour la soirée ou juste pour le souper. Connaissant Hany et ses tendances imprévisibles je me prépare pour la veillée du jour de l’an. Je n’ai pas apporté beaucoup de vêtement pour les sorties. J’hésite entre un haut noir un peu échancré que je mets pour sortir à Montréal et un nouveau t-shirt à manches longues et col bateau acheté à Istanbul quelques jours plus tôt. Malgré que Hany me dit que je peux porter ce que je veux, je me dis que je suis en Syrie, que j’ai des courbes et que Palmyra est un peu plus conservateur que Damas et opte pour le haut avec le plus de tissu. Je me maquille, mais pas trop. J’enfile un pantalon noir et de petites bottes plates. Rien à voir avec les autres jours de l’an. Quarante minutes plus tard j’appelle Hany qui m’envoie un chauffeur (Je suis l’heure arabe en prenant le double du temps convenu). J’arrive au restaurant et aperçois Hany assis à une grande table à laquelle toute sa famille est réunie. Je me félicite mentalement pour ma tenue en voyant les femmes voilées dont sa mère à côté de qui on m’assigne une place. Je suis ultra gênée puisque je ne m’attendais aucunement à cela. Merci Hany pour les infos! C’est le souper des fiançailles de sa sœur avec un Syrien qui demeure au Canada. Il me parle de l’autre bout de la table et je comprends qu’il demeure à Pierrefond. Il m’est étrange de parler de Montréal avec des étrangers mais de parler de quartiers, c’est encore plus étrange. Hany me sert mon premier whisky-coka de la soirée, assez fort pour me mettre à l’aise. Une fois gavée d’agneau de riz et d’un mélange fait avec de l’orge au goût exquis, nous nous rendons tous chez Hany où les hommes se trouvent dans le salon des invités et les femmes dans un autre salon plus petit. Là commence l’attente de je ne sais quoi. Une femme me parle de temps à autre d’un anglais assez bon. Elle est surement professeur d’anglais. Je suis assise dans un fauteuil qui prendra surement ma forme au cours de la soirée et je me contente de sourire. Puis, la tête d’un homme surgit de la porte et il déclare quelque chose en arabe que je ne saisie aucunement. La sœur de Hany se lève et fait le tour des invitées pour leur serrer la main et en embrasser quelques unes. Les unes après les autres lui disent quelques mots en finissant avec mabrouk (félicitation). Vient mon tour. Je me contente d’un simple mabrouk et elle sourit avec un air fraternel. Elle m’aime bien et me parle toujours en arabe. Hany me fais signe de changer de salon. Je repère un petit fauteuil. On attend toujours mais cette fois, devant une énorme table à café sur laquelle se trouvent des montagnes de douceurs telles des baklavas, des noix et des fruits. La professeure d’anglais me sert une assiette avec un baklava de chaque sorte soit environ cinq gros et trois petits puis, une assiette avec une clémentine, une pomme, une banane et une orange. Elle fait de même pour chaque invité. Pense-t-elle vraiment que je puisse manger le tout et ce, après une montagne de riz avec de l’agneau? Je me force à manger deux baklava et un morceau de pomme très lentement par politesse. Subitement, la musique arabe surgit de quelque part dans la pièce d’un son mauvais et extrêmement fort. Les jeunes se mettent à danser et Hany, évidemment, vient faire son spectacle.  Les futurs mariés prennent aussi part à la danse. Évidemment, ils essayent de me faire danser. Je déteste ce moment où je ne voudrais d’aucune façon mettre en valeur mon pays d’origine par mes mouvements de canadienne coincée dans un bloc de glace alors que les arabes sont gracieux. Je sais que je n’ai pas le choix. J’essaie de faire de la visualisation. Ça y est je ne peux plus résister, Iyad, son frère me tire le bras et je me lève. Quelle honte! La chanson termine juste quand je me dandine d’un côté à l’autre en faisant à semblant d’être très à l’aise. J’en profite pour me rassoir.

Il est 21h30 lorsque Hany et moi filons en douce après l’échange des anneaux.

Je suis contente de m’être préparée pour la soirée puisque Hany nous conduit à la tente de bédouin. C’est là que je vivrai un jour de l’an bien différent.

La tente est immense en forme de L. Nous prenons place à une table en face du Dj et du bar, car oui, ils boivent! Amer et un autre ami Wafi y sont déjà. S’en suit des deux Ahmed et de leur conquête ainsi que Naim et la sienne. Un troisième Ahmed se joint également à nous. Les gars prennent des bouteilles de vodka et de whisky et ça y est c’est parti.

Un groupe de bédouin se promènent d’un bout à l’autre de la tente en chantant, jouant de la musique et dansant. Ils s’arrêtent devant nous, Hany leur donne un billet et ils restent devant nous pour quelques instants, puis reviennent en chantant quelque chose en nommant Naim pour l’inciter à donner un autre billet, ce qu’il fit. Nous avons droit à un autre

Ahmed au Party du nouvel an dans la tente de bédouin à Palmyra, Syrie

Ahmed au Party du nouvel an dans la tente de bédouin à Palmyra, Syrie

moment de musique digne des mariachis, mais tellement plus agréable. Une troisième visite cette fois pour soutirer un billet de Ahmed. Le plateau avec l’agneau entouré de légumes et d’un mélange de riz est servi. Moi je n’arrive plus à prendre ne serait-ce qu’une bouchée.

Le Dj embarque et fait jouer de la musique arabe. Hany se lève pour danser devant notre table et je me lève subitement. J’adore la musique arabe. Tous mes amis vous le diront, je leur casse les oreilles avec ma musique. Je me lève j’en écoute, dans mon ipod, au travail parfois, sur le retour chez moi et chez moi jusqu’au coucher et je ne me tanne juste jamais. On se met à danser entre amis et ce n’est pas long qu’on se retrouve entourés de plein de touristes et plus tard, d’autres amis. Je ne me suis plus rassise jusqu’à la fin. Les flashs de photos se font voir de partout, des gens filment aussi. Un après l’autre m fait danser et c’est

Mohammad et moi au party du jour de l'an dans la tente de bédouin à Palmyra, Syrie

Mohammad et moi au party du jour de l'an dans la tente de bédouin à Palmyra, Syrie

grâce à tous ces flashs que j’ai pu retracer ma soirée. Une grosse caméra est souvent autour de moi, mais je n’y porte pas trop attention jusqu’à ce que le monsieur me demande une entrevue. euh c’est que c’est pas le bon moment là. Je ne peux pas vraiment refuser quand je vois que Hany ne le revire pas de bord. Il est deux heure trente du matin, je suis dans le désert avec quelques verres de Whisky dans le corps et la télévision syrienne, dans un pays musulman et une ville plus conservatrice me demande une entrevue? Je prie Hany de me suivre et de gérer le tout. Il en rit et me dit qu’il va me traduire les questions. Au début je réponds en arabe, un peu tout croche. Puis on reprend et cette fois j’abandonne et je réponds en anglais. Il me demande mon nom, ma nationalité, la raison de ma visite et surtout la raison d’être venu à Palmyra plus que dans une autre ville. Je lui sors la première réponse qu’il me vient en tête, mais c’est pénible. Non. C’est simplement absurde.

Le lendemain, sur la rue principale, chaque personne sur le cadre de porte de leur boutique me salue. Tout se sait dans cette petite ville. Ma réputation est faite. Party girl canadienne  qui adore la musique arabe. Le summum est les bédouins qui me reconnaissent de loin et me font signe de danser en m’offrant le hospitality tea. Si j’avais accepté tous les thés proposés, j’aurais bu mes 2 litres d’eau par jour pour les quatre prochains jours. Ceci étant dit, j’ai passé la plus merveilleuse des veilles du jour de l’an. L’expérience culturelle la plus amusante et je me dis que ce qui ce passe à Palmyra, reste à Palmyra!

فانيسا

vanes

La jeunesse, est une fraction de folie. (proverbe arabe)

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Un vide bien rempli

Posted in Uncategorized with tags , , , , on 4 octobre 2009 by vanes

Tous les jours nous sommes bombardés par le bruit. Il s’agit d’un aspect dans nos vies pratiquement inévitable. Que ce soit avec le bruit des automobiles et autres moyens de transport ou encore avec les bribes de conversations qu’on capte des passants dans la rue, il suffit de mettre le pied hors de chez soi pour y être confronté.

Palmyra, Syrie

Palmyra, Syrie

Nous sommes dans une société très active dans laquelle tout bouge rapidement et dans laquelle beaucoup d’informations circulent et c’est une tâche difficile que de réussir à se déconnecter de tout ça. L’internet, la télévision, le téléphone et la radio ne nous aident certainement pas. Parfois je me surprends à être chez moi pendant de longues heures soit à travailler sur mon blog, à faire du ménage ou à faire mes devoirs et ce, sans aucune musique. Comme si j’étais saturée de cette pollution visuelle et auditive.

Wadi Rum, Jordanie

Wadi Rum, Jordanie

Mon fond d’écran d’ordinateur est une photo de moi dans le désert de la Jordanie. Chaque jour je la regarde et je retrouve une parcelle de ce sentiment que j’ai eu la chance de vivre à trois reprises dans des déserts du monde arabe.

Le désert regroupe un septième de la surface de la terre dont 35% de la surface terrestre. Il s’agit du seul endroit dans lequel l’évaporation excède les précipitations. Recevant très peu de précipitation, les nuits sont plutôt fraîches dû au manque d’humidité dans l’air, alors que le jour la température peu devenir extrêmement chaude, jusqu’à 60 degrés Celsius.

Le désert est devenu pour moi, un endroit rare que je convoite durant mes voyages. Il s’agit d’un genre de cure du silence, d’un endroit dans lequel j’adore errer. C’est un vaste territoire où je me retrouve seule au beau milieu de nulle part, sans artifices. Même en  balayant du regard l’horizon à 360 degrés , je n’y vois que du sable, des dunes ou des structures de roches assez impressionnantes et ce à l’infini.

Sahara, Maroc

Sahara, Maroc

La première fois que j’ai eu la chance d’aller dans le désert fut lors de mon voyage au Maroc. Je m’étais offert ce petit luxe de deux jours d’excursion dont une nuit dans le désert. Un classique quoi! Nous étions un groupe de touristes partant de la ville de Marrakesh  pour  Zagora, à l’entrée du désert, près de la frontière de l’Algérie. Nous avions donc un van et nous devions être à peu près une dizaines de touristes.

Palmyra, Syrie

Palmyra, Syrie

Le Maroc comprends des chaines de montagnes assez importantes et ainsi pour se rendre dans le désert, nous avons dû les contourner par des petits chemins en serpentin. Je dois vous dire que j’ai toujours eu le mal des transports et avec l’âge ça s’atténue. Par contre, encore aujourd’hui de longs trajets de minibus en serpentin au bord de falaises, me donne encore quelques sensations. Ce fut un trajet assez pénible et mon comprimé Gravol fut le bienvenu! Le chauffeur arrêta le van à plusieurs reprises afin que nous puissions prendre des photos en cours de route. Tout comme un troupeau, nous sortions un par un du van pour prendre des clichés et remonter par la suite. Un peu absurde comme situation, mais il faut se mettre dans le contexte d’une excursion touristique et on oublie presque que de quoi nous avons l’air. De plus, aujourd’hui, je suis bien contente d’avoir ces photos en souvenirs.

Palmyra, Syrie

Palmyra, Syrie

À notre arrivée à Zagora, nous avons eu droit au tour de chameau pour nous rendre au campement bédouin. Ceux qui dirigent nos chameaux nous font acheter des foulards pour notre tête afin de se protéger du soleil. Encore un attrape touriste et en revoyant les photos je vous assure que nous avions vraiment l’air niaiseux. Je me sentais comme Francine Grimaldi avec mes grosses lunettes de soleil et ce turban bidon.

Étant donné que c’était un tour organisé, nous avions évidemment droit au repas traditionnel préparé par les bédouins à côté d’une tente dans laquelle nous allions dormir tous ensemble avec un autre groupe de touriste. Après le repas, le thé fut servi et voilà les bédouins qui tentent d’amuser les touristes avec des tamtams et des chants. J’étais la plus jeune, blanche et voyageuse solo alors pas besoin de vous dire que j’attirais l’attention de ces bédouins qui me surnommèrent Fatima! (Fatima fut la fille unique du Prophète Mohammad qui reçu la révélation coranique de l’an 610 à 632).

Wadi Rum, Jordanie

Wadi Rum, Jordanie

La tente était très chaude puisqu’elle renfermait encore la chaleur du jour et nous avons tous décidé de sortir les petits matelas et couvertures et de dormir à la belle étoile. C’est le cas de le dire, la belle étoile, les belles étoiles.

J’étais couchée de mon côté, sur le dos, bien emmitouflée dans ma couverture et j’observais les étoiles qui semblaient si loin et si proches à la fois. Elles étaient radieuses et je les voyais toutes clairement. C’était un moment magique malgré ma fatigue. Malheureusement je n’avais personne avec qui partager mon extase envers cette beauté naturelle et peut-être une bonne chose, car ça fait partie de moi  et uniquement de moi. J’ai vu des tas d’étoiles filantes et je me suis endormie comme ça, avec cette image incroyable en ayant l’esprit tranquille et en paix.

Wadi Rum, Jordanie

Wadi Rum, Jordanie

Après cette expérience, j’étais toujours restée avec ce désir d’y retourner et ce fut à Palmyra, dans le centre de la Syrie que j’ai assouvi mon désir. Ce fut une expérience différente de la première, puisque Palmyra est une ville qui se situe dans un oasis du désert de la Syrie. Je résidais donc chez un couchsurfer qui demeurait au bord du site archéologique de cette ancienne cité des plus impressionnants que j’ai vu. À quelques heures de Damas seulement, on se retrouve dans un tout autre contexte. Mon couchsurfer Hany qui travaille dans le domaine touristique puisqu’il possède un café internet dans le restaurant de son père, m’a amené dans une fête qui était organisée par son ami Obayd dans une tente bédouine. Nous avons mangé, fumé le narguilé et bu l’incontournable arak, boisson de la Syrie du même principe que le Ricard, pendant que des bédouins jouaient des instruments et chantaient. Puis, le lendemain, puisque je voulais visiter l’ancienne cité, mais un léger mal de tête m’empêcha de m’exhiber sous ce soleil tapant de 50 degrés et j’y allai plus tard avant le coucher du soleil. Le fait que j’aie été hébergé chez Hany, les gens me voyaient avec lui dans les rues de Palmyra et j’eu droit à certains privilèges. Alors que je me promenais dans les ruines, un chamelier m’intercepta pour me donner un tour de chameau. Je refusai bien évidemment puisque les attrapes touristes, très peu pour moi. Il insiste en me disant qu’il me fait un tour gratuit car je suis l’invitée de Hany. J’accepte enfin après quelques refus et le chamelier me fit un tour de deux heures. Puis-je vous dire que j’en ai ressenti les effets pendant les deux jours qui suivirent! Ces privilèges qui ont fait de ma visite, des moments inoubliables sont encore une fois grâce à la générosité et le concept du couchsurfing.

Soirée dans la tente de bédouin, Palmyra Syrie

Soirée dans la tente de bédouin, Palmyra Syrie

Je pense que ma meilleure expérience demeure la troisième et la dernière : le désert de Wadi Rum. Situé dans le sud de la Jordanie, à la frontière de l’Arabie saoudite, ce fut un moment magique. Nous étions cinq à descendre de Amman à Wadi Rum en voiture : Soha, la sœur de l’amie de mon frère Libanaise, deux amis expatriés qu’elle s’est fait à Amman ainsi que son amie Elsie du Liban également et moi, bien sûr. Nous partagions le campement avec une petite famille fort sympathique où Suleyman, le chef du campement nous a reçus. À notre arrivée, nous avons troqué la voiture de Soha pour leur jeep afin de faire un tour du désert qui est époustouflant. Les pieds dans le sable chaud d’une couleur rougeâtre rose avec ses rochers verticaux de même couleur avec des reliefs magnifiques et organiques, j’étais au paradis. Nous avions beaucoup de temps avant que le repas soit servi. C’est là que nous nous dispersions de temps à autres pour nous regrouper à deux ou trois en observant l’horizon. La chaleur parfaite sur la peau, l’absence totale de bruit, le vent soufflant et toujours présent, difficile de décrire le tout en un mot. Je suis restée de longs moments à apprécier ce vide si plein, savourer l’absence de son qui possède étrangement un son. Il s’agissait d’un moment intemporel de déconnection avec la réalité et recentré sur moi-même. Je vous le conseille à tous. C’est indescriptible, il faut absolument le vivre.

Soirée dans la tente de bédouin, Palmyra Syrie

Soirée dans la tente de bédouin, Palmyra Syrie

À Montréal, souvent, je pense au désert, un genre d’échappatoire dans ma vie courante si bousculée par tout ce qui passe à 100 miles à l’heure. Dans le désert, aucun événement ne nous dépasse. On savoure le moment présent et je retrouve un peu le sentiment que j’avais en regardant mes photos. Je me console en me disant que dans un an, presque jour pour jour, j’y serai à nouveau.

فانيسا

vanes

Si ce que tu as à dire n’est pas plus beau que le silence, alors tais-toi. (proverbe arabe)