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Istanbul, mon amour

Posted in turquie, Uncategorized, Voyage 2009 Turquie-Syrie with tags , , , , on 27 janvier 2010 by vanes

Ahh Istanbul, ma chère Istanbul! Mon premier amour du Moyen-Orient. Celle qui a fait chavirer mon cœur dès les premiers pas en terre musulmane. Depuis, elle est restée particulière à mes yeux. J’ai eu plus ou moins la même expérience les deux années passées pendant lesquelles j’ai fait quatre séjours en comptant les allers-retours. Par contre, le dernier séjour fut plutôt différent.

Au lendemain de mon arrivée, le 28 décembre, j’ai eu l’impression qu’elle avait changé, ou peut-être était-ce moi qui avait changé? J’avais l’impression d’avoir perdu mes quelques repères. Peut-être que c’était dû au fait que je n’habitais pas dans le même quartier que lorsque j’étais hébergée par mon ami Basar sur le côté anatolien d’Istanbul donc sur le continent de l’Asie. Par conséquent, pour me rendre sur le côté dit « européen » je prenais le traversier et j’arrivais sur la rive du Bosphore soit à Kabatas ou encore à Eminönü près du quadrilatère touristique. Cette habitude, je l’avais soit à l’aller ou au retour de mon voyage puisque Istanbul fut souvent ma plaque tournante.

Ainsi, mon chemin s’est tracé différemment dans cette immense ville qu’est Istanbul. Cette fois j’étais dans le quartier historique chez une amie que Basar m’avait présentée lors de ma dernière visite, Digdem. Elle fait aussi partie du réseau du couchsurfing, mais elle n’héberge pas. Elle ne fait que participer aux rencontres et événements organisés de temps à autre dans sa ville, comme j’ai également fait à une certaine époque dans la mienne. Je me retrouvai à Yedikule.

rue de Yedikule, Istanbul

rue de Yedikule, Istanbul

Il s’agit d’un super beau quartier comme je les aime. Un quartier délabré, avec des maisons aux façades magnifiques et marquées par le temps, quelques fois abandonnées, avec des rues étroites qui semblent sans fin et sans aucune logique. Il faut savoir où on va, c’est tout. C’est là que je prends plaisir à arpenter les rues et me perdre en me laissant guider par l’architecture et les belles mosquées que j’aperçois. Il y a beaucoup d’églises qui sont demeurées en place depuis que les chrétiens ont été défaits. C’est toujours intéressant de voir le christianisme, le judaïsme et et l’islam cohabiter dans une même ville dans ce coin du monde.

L’appartement de mon amie Digdem et sa mère est situé près du mur de la ville qui entourait la cité gréco-romaine initialement construit au VIIème siècle pour être détruit, puis reconstruit par Mehmed II, le 7ème sultan de l’Empire Ottoman en 1497. Alors que cet empire s’emparait de Constantinople en 1453, la chute de cette ville mit fin à l’empire Byzantin qui régna durant 1000 ans. Constantinople fut la capitale de cet l’empire et fut rebaptisée Istanbul en 1930. On ignore la signification réelle du nom Istanbul.

C’est le mois de décembre, c’est l’hiver ici aussi. Au lieu de la neige, c’est de la pluie, mais rien à voir avec nos précipitations habituelles de Montréal. La température est généralement autour de 15 degrés le jour. Les Turcs  se promènent en gros manteau d’hiver, chapeau, foulard avec un air replié comme nous avons vers la mi janvier à moins 30 degrés. Moi je suis en chandail et petits souliers avec le pashmina dans le sac au cas où j’aurais un frisson. On me regarde bizarrement. Je passe pour une folle c’est certain. Je me sens comme lorsqu’on est jeune et que l’on fait une connerie et que l’on risque de se faire prendre. Je suis vraiment mélangée dans le temps puisque je quitte toujours au mois d’avril et ce, pour deux trois mois et là c’est l’hiver et je me déconnecte enfin de ma session de fou.

Après les deux premiers jours à Istanbul, les choses se plaçaient peu à peu et je me retrouvais quand même très bien dans la ville. C’est normal d’être déstabilisé au début puisque le décalage horaire joue pour beaucoup et parce que la pression du quotidien redescend en plus d’un changement de température. Je compris plus tard que ce que j’attendais le plus, était mon séjour en Syrie, pour parler arabe et être entourée de cette culture. Par conséquent, je n’arrivais pas à apprécier la ville à sa juste valeur. Puisqu’en revenant à Istanbul quelques jour avant le grand retour à Montréal, j’ai retrouvé ce sentiment que j’avais depuis la première visite. Cet espèce de sentiment d’être invincible, de respirer, de bonheur de marcher dans une ville si riche en histoire, si magnifique où il y a tout, comme un Montréal oriental. Je me suis donné comme but de découvrir d’autres endroits que je n’ai jamais visités. C’est ainsi que je rentrai enfin dans le palais Dolmabahce. Je suis passée devant à mainte et maintes reprises. Je l’ai même pris en photos plusieurs fois sans jamais y mettre les pieds. Les attractions touristiques sont très chères soit une quinzaines de dollars chacune et elles sont nombreuses. Jouer les touristes à longueur de journée n’est pas mon fort et j’ai privilégié certaines lors de mes visites antérieures.

Palais Dolmabahce Juillet 2008

Palais Dolmabahce Juillet 2008

Palais Dolmabahce, Janvier 2010

Palais Dolmabahce, Janvier 2010

Le Dolmabahce est un des deux  palais les plus splendides que j’ai vu dans ma vie avec le palais présidentiel du dictateur de la Roumanie Ceaucescu. Commencé en 1842, la construction s’acheva en 1853, soit treize ans après. Il fut utilisé comme centre administratif de l’empire Ottoman de 1853 à 1922 pour par la suite, être utilisé comme palais présidentiel et résidence d’été par le fondateur de la république moderne, Moustafa Kemal Attatük. Le palais comporte plus de 285 pièces, 44 salles, 6 hammams et 68 toilettes. Sa décoration est magnifique. Des lustres impressionnants s’y retrouve dont un de quatre tonnes qui est le plus grand au monde. On y trouve aussi un escalier de cristal que j’ai pu monter. La visite est d’une durée d’une heure et on ne nous montre que quelques pièces du palais. Il est interdit de prendre des photos de l’intérieur et mes descriptions ne rendent aucunement justice à la beauté de ce palais. Comment ais-je pu ignorer aussi longtemps ce palais au détriment de Taksim où sont tous les magasins?

Hall de cérémonie du palais Dolmabahçe

Hall de cérémonie du palais Dolmabahçe

Pour ma dernière journée, je me suis payée la traite : magasinage intensif dans Takism y compris cet entrepôt de vêtements qu’un Turc m’a fait découvrir où on trouve des trésors vraiment pas cher. Puis, je suis retournée dans Sultanahmet où tous les touristes sont condensés pour revoir sa mosquée surnommée la mosquée bleue. Elle est décorée de fond en comble. Je m’assoie sur le tapis avec mes sacs et mes souliers en mains. J’observe les musulmans prier. Il s’agit

d’un moment précieux de silence intemporel. Il se fait tard et le grand bazar ferme assez tôt. J’abandonne cet endroit culte pour une dernière visite aux souq pour acheter du tabac arabe à shisha, des petits cadeaux et une lampe magnifique en verre que je désirais depuis 2007. Les sacs pleins et les bras tirant vers le bas, la nuit tombe peu à peu, je balaye du regard la ville en faisant un 360 degrés sur moi même. Je me dis à ce moment que je l’ai retrouvé mon premier amour oriental, il n’était pas si loin. Il fallait simplement le faire ressurgir. J’ai le coeur gros et ma gorge se noue.

Mosquée Sultanahmet, Istanbul

Mosquée Sultanahmet, Istanbul

Je dois partir dans la nuit pour Montréal et je sais à ce moment, que je ne reviendrai peut-être pas de sitôt.

J’ai fait le tour de cette ville et de ce pays. J’y ai visité une vingtaines de villes autant à l’est que l’ouest. J’y ai vécue une panoplie d’aventures plus folles les unes que les autres. J’y ai fait de merveilleuses rencontres qui ont duré depuis trois ans, d’autres un moment, pour s’éteindre ensuite. Mes souvenirs sont gravés à jamais dans ma mémoire.

Il est temps de passer à autre chose pour mieux y revenir. Peut-être dans le but de m’y installer un moment ou encore pour un projet. Qui sait?

فانيسا

vanes

Crois, si tu veux, que des montagnes ont changés de place ; mais ne crois pas que des hommes puissent changer de caractère

(proverbe arabe)

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Une veille du jour de l’an bien différente

Posted in syrie, Uncategorized, Voyage 2009 Turquie-Syrie with tags , , , , on 21 janvier 2010 by vanes

Chaque année la même question revient : Que faire pour fêter le nouvel an en grand. Cette année j’ai trouvé réponse à cette question. Je le fêterai d’une façon peu commune dans un environnement dépaysant. Je passerai le 31 décembre dans le désert de la Syrie, à Palmyra dans une tente de bédouin.  Cette année, tous se réuniront à Palmyra en provenance de Homs,

Ruines de Palmyra au mois de décembre 2009, Syrie

Ruines de Palmyra au mois de décembre 2009, Syrie

Aleppo et Damascus pour fêter en grand. L’an passé le jour de l’an est passé inaperçu en raison des événements de Gaza en Palestine.

Palmyra est une petite ville au centre de la Syrie et une rue principale qui se rend aux ruines de l’ancienne cité de Palmyra la traverse. Il s’agit du centre ville. Tout le monde se connaît puisque tous possèdent une boutique de bijoux ou de souvenirs, un restaurant ou un café. Les enfants des propriétaires travaillent tous pour l’entreprise familiale et quelques uns d’entres eux ont tissé des liens d’amitié. Ainsi mon ami Hany a un ami Odi qui possède un restaurant dans une tente typique de bédouin où des soirées sont organisées. La dernière fois, j’ai eu droit à une expérience inoubliable qui sera détrônée par la plus récente.

Revenons au début de cette longue journée dans laquelle je m’étais arrêtée dans mon dernier article.

Nous arrivons à deux voitures de la ville de Homs à Palmyra et Hany me dit que sa sœur se fiance le soir même et qu’il

Moi devant les ruines de Palmyra au mois de décembre 2009, Syrie

Moi devant les ruines de Palmyra au mois de décembre 2009, Syrie

devra passer du temps avec sa famille. Parfait pour moi, j’aurai quelques heures de solitude pour faire une sieste, défaire un peu ma valise et me préparer tranquillement pour la soirée. En me déposant à l’hôtel où je séjournerai, on convient que je le rejoindrai pour 19h30 au restaurant familial.

Il est 17h lorsque je me réveille de ma sieste et m’apprête à prendre une douche alors que ça cogne à ma porte. J’enfile une serviette autour de mon corps et demande qui est là. Mohammad, le propriétaire me dit que Hany est au téléphone et il me passe son mobile à travers la mince ouverture que je fais avec la porte. Hany me dit que quelqu’un passera me chercher pour le rejoindre. Je lui demande de me donner vingt minutes pour me préparer. Je me presse et je ne sais pas où donner de la tête. Dois-je me préparer pour la soirée ou juste pour le souper. Connaissant Hany et ses tendances imprévisibles je me prépare pour la veillée du jour de l’an. Je n’ai pas apporté beaucoup de vêtement pour les sorties. J’hésite entre un haut noir un peu échancré que je mets pour sortir à Montréal et un nouveau t-shirt à manches longues et col bateau acheté à Istanbul quelques jours plus tôt. Malgré que Hany me dit que je peux porter ce que je veux, je me dis que je suis en Syrie, que j’ai des courbes et que Palmyra est un peu plus conservateur que Damas et opte pour le haut avec le plus de tissu. Je me maquille, mais pas trop. J’enfile un pantalon noir et de petites bottes plates. Rien à voir avec les autres jours de l’an. Quarante minutes plus tard j’appelle Hany qui m’envoie un chauffeur (Je suis l’heure arabe en prenant le double du temps convenu). J’arrive au restaurant et aperçois Hany assis à une grande table à laquelle toute sa famille est réunie. Je me félicite mentalement pour ma tenue en voyant les femmes voilées dont sa mère à côté de qui on m’assigne une place. Je suis ultra gênée puisque je ne m’attendais aucunement à cela. Merci Hany pour les infos! C’est le souper des fiançailles de sa sœur avec un Syrien qui demeure au Canada. Il me parle de l’autre bout de la table et je comprends qu’il demeure à Pierrefond. Il m’est étrange de parler de Montréal avec des étrangers mais de parler de quartiers, c’est encore plus étrange. Hany me sert mon premier whisky-coka de la soirée, assez fort pour me mettre à l’aise. Une fois gavée d’agneau de riz et d’un mélange fait avec de l’orge au goût exquis, nous nous rendons tous chez Hany où les hommes se trouvent dans le salon des invités et les femmes dans un autre salon plus petit. Là commence l’attente de je ne sais quoi. Une femme me parle de temps à autre d’un anglais assez bon. Elle est surement professeur d’anglais. Je suis assise dans un fauteuil qui prendra surement ma forme au cours de la soirée et je me contente de sourire. Puis, la tête d’un homme surgit de la porte et il déclare quelque chose en arabe que je ne saisie aucunement. La sœur de Hany se lève et fait le tour des invitées pour leur serrer la main et en embrasser quelques unes. Les unes après les autres lui disent quelques mots en finissant avec mabrouk (félicitation). Vient mon tour. Je me contente d’un simple mabrouk et elle sourit avec un air fraternel. Elle m’aime bien et me parle toujours en arabe. Hany me fais signe de changer de salon. Je repère un petit fauteuil. On attend toujours mais cette fois, devant une énorme table à café sur laquelle se trouvent des montagnes de douceurs telles des baklavas, des noix et des fruits. La professeure d’anglais me sert une assiette avec un baklava de chaque sorte soit environ cinq gros et trois petits puis, une assiette avec une clémentine, une pomme, une banane et une orange. Elle fait de même pour chaque invité. Pense-t-elle vraiment que je puisse manger le tout et ce, après une montagne de riz avec de l’agneau? Je me force à manger deux baklava et un morceau de pomme très lentement par politesse. Subitement, la musique arabe surgit de quelque part dans la pièce d’un son mauvais et extrêmement fort. Les jeunes se mettent à danser et Hany, évidemment, vient faire son spectacle.  Les futurs mariés prennent aussi part à la danse. Évidemment, ils essayent de me faire danser. Je déteste ce moment où je ne voudrais d’aucune façon mettre en valeur mon pays d’origine par mes mouvements de canadienne coincée dans un bloc de glace alors que les arabes sont gracieux. Je sais que je n’ai pas le choix. J’essaie de faire de la visualisation. Ça y est je ne peux plus résister, Iyad, son frère me tire le bras et je me lève. Quelle honte! La chanson termine juste quand je me dandine d’un côté à l’autre en faisant à semblant d’être très à l’aise. J’en profite pour me rassoir.

Il est 21h30 lorsque Hany et moi filons en douce après l’échange des anneaux.

Je suis contente de m’être préparée pour la soirée puisque Hany nous conduit à la tente de bédouin. C’est là que je vivrai un jour de l’an bien différent.

La tente est immense en forme de L. Nous prenons place à une table en face du Dj et du bar, car oui, ils boivent! Amer et un autre ami Wafi y sont déjà. S’en suit des deux Ahmed et de leur conquête ainsi que Naim et la sienne. Un troisième Ahmed se joint également à nous. Les gars prennent des bouteilles de vodka et de whisky et ça y est c’est parti.

Un groupe de bédouin se promènent d’un bout à l’autre de la tente en chantant, jouant de la musique et dansant. Ils s’arrêtent devant nous, Hany leur donne un billet et ils restent devant nous pour quelques instants, puis reviennent en chantant quelque chose en nommant Naim pour l’inciter à donner un autre billet, ce qu’il fit. Nous avons droit à un autre

Ahmed au Party du nouvel an dans la tente de bédouin à Palmyra, Syrie

Ahmed au Party du nouvel an dans la tente de bédouin à Palmyra, Syrie

moment de musique digne des mariachis, mais tellement plus agréable. Une troisième visite cette fois pour soutirer un billet de Ahmed. Le plateau avec l’agneau entouré de légumes et d’un mélange de riz est servi. Moi je n’arrive plus à prendre ne serait-ce qu’une bouchée.

Le Dj embarque et fait jouer de la musique arabe. Hany se lève pour danser devant notre table et je me lève subitement. J’adore la musique arabe. Tous mes amis vous le diront, je leur casse les oreilles avec ma musique. Je me lève j’en écoute, dans mon ipod, au travail parfois, sur le retour chez moi et chez moi jusqu’au coucher et je ne me tanne juste jamais. On se met à danser entre amis et ce n’est pas long qu’on se retrouve entourés de plein de touristes et plus tard, d’autres amis. Je ne me suis plus rassise jusqu’à la fin. Les flashs de photos se font voir de partout, des gens filment aussi. Un après l’autre m fait danser et c’est

Mohammad et moi au party du jour de l'an dans la tente de bédouin à Palmyra, Syrie

Mohammad et moi au party du jour de l'an dans la tente de bédouin à Palmyra, Syrie

grâce à tous ces flashs que j’ai pu retracer ma soirée. Une grosse caméra est souvent autour de moi, mais je n’y porte pas trop attention jusqu’à ce que le monsieur me demande une entrevue. euh c’est que c’est pas le bon moment là. Je ne peux pas vraiment refuser quand je vois que Hany ne le revire pas de bord. Il est deux heure trente du matin, je suis dans le désert avec quelques verres de Whisky dans le corps et la télévision syrienne, dans un pays musulman et une ville plus conservatrice me demande une entrevue? Je prie Hany de me suivre et de gérer le tout. Il en rit et me dit qu’il va me traduire les questions. Au début je réponds en arabe, un peu tout croche. Puis on reprend et cette fois j’abandonne et je réponds en anglais. Il me demande mon nom, ma nationalité, la raison de ma visite et surtout la raison d’être venu à Palmyra plus que dans une autre ville. Je lui sors la première réponse qu’il me vient en tête, mais c’est pénible. Non. C’est simplement absurde.

Le lendemain, sur la rue principale, chaque personne sur le cadre de porte de leur boutique me salue. Tout se sait dans cette petite ville. Ma réputation est faite. Party girl canadienne  qui adore la musique arabe. Le summum est les bédouins qui me reconnaissent de loin et me font signe de danser en m’offrant le hospitality tea. Si j’avais accepté tous les thés proposés, j’aurais bu mes 2 litres d’eau par jour pour les quatre prochains jours. Ceci étant dit, j’ai passé la plus merveilleuse des veilles du jour de l’an. L’expérience culturelle la plus amusante et je me dis que ce qui ce passe à Palmyra, reste à Palmyra!

فانيسا

vanes

La jeunesse, est une fraction de folie. (proverbe arabe)

Les retrouvailles

Posted in syrie, Uncategorized, Voyage 2009 Turquie-Syrie with tags , , on 17 janvier 2010 by vanes

Un an et demi s’est écoulé avant mon retour en Turquie et en Syrie.  Après ce faux départ grâce à la compagnie aérienne KLM, j’arrive une journée plus tard à Istanbul. Je suis accueillie par une turque avec qui j’avais passé une fin de semaine à faire la fête chez mes amis turcs avant mon retour à Montréal après trois mois de voyage au Moyen Orient. Nous avions gardé contact par l’Internet depuis juillet 2008. Ainsi nous avons développé des affinités durant ce laps de temps et elle m’a offert de rester chez elle durant mon séjour puisqu’avec mes amis, il semblait bien compliqué de s’organiser.

Digdem et moi dans un bar de Istanbul, Turquie

Digdem et moi dans un bar de Istanbul, Turquie

Il est dimanche et c’est le 27 Décembre 2009. Je suis devant l’hôtel Marmara qui se trouve à Taksim, l’endroit tendance pour les sorties et le magasinage. J’y suis enfin! Digdem arrive, c’est comme si je ne l’avais jamais quitté. On se sert dans les bras et prenons le chemin de la maison.

Sa mère m’accueille d’une façon digne de l’hospitalité turque. On prend le thé en se contant brièvement les dernières nouvelles. Sa mère, Tulay, ne parle pas du tout l’anglais, mais Digdem fait l’interprète. Elles décident de m’amener ainsi que l’ami de Digdem, Tylan au marché de poisson où se trouvent de petits restaurants. Je déguste mon poisson avec les petites entrées

Petit restaurant où nous avons mangé dehors, Yedikule, Istanbul

Petit restaurant où nous avons mangé dehors, Yedikule, Istanbul

style humus et aubergines à la tomate. Nous mangeons dehors sur la terrasse au mois de décembre et ce, en chandail et en souliers. Je suis tout simplement comblée.

Quelques jours s’écoulent et je quitte Digdem que je reverrai à la fin de mon voyage, puisque je pars pour la Syrie.

Après mon histoire de frontières et les quatre heures trente de trajet pour me rendre à Homs, je revois mon ami Hany. Cet arabe qui parle si fort avec qui j’ai passé à peu près une semaine avec à Palmyra ainsi que dans sa famille à Homs et également chez son ami Amer à Damascus, lors de ma visite précédente. Je

Hany et moi sur la colline de la citadelle de Palmyra en Juin 2008

Hany et moi sur la colline de la citadelle de Palmyra en Juin 2008

monte les marches de l’immeuble et son homme à tout faire monte mon bagage et me dirige à l’appartement. Je passe le cadre de porte et j’aperçois Hany dans le salon. Il est pareil sauf quelques livres en trop. On se serre dans les bras et commençons à délirer comme auparavant. On ne dirait pas à première vu que ça

Naim et moi au jour de l'an, Palmyra Syrie

Naim et moi au jour de l'an, Palmyra Syrie

fait un an et demi qu’on s’est vu, car rien n’a changé. Il est presque cinq heures de l’après midi et je suis épuisée de mon parcours qui dure depuis minuit. Hany me demande de deviner qui viendra ce soir. Je l’ignore, je suis sérieusement ultra fatiguée et je suis nulle aux devinettes! Il m’annonce que lorsqu’il a parlé avec ses amis que je connais et que lorsqu’ils ont su que j’arrivais le soir même ils ont décider de quitter Palmyra pour venir à Homs afin de souper tous ensemble.

Une heure plus tard, Naim et sa copine font leur entrée suivie de Amer avec qui j’ai une plus grande complicité. Hany, Naim et

Amer and I at the new year's eve party in Palmyra, Syria

Amer et moi au party du jour de l'an à Palmyra, Syrie

Amer sont trois gamins dans la mi- vingtaine avec qui je riais constamment et partais sur des délires. Ils m’accueillent avec nos blagues habituelles. C’est bon de les revoir. Encore une fois ils n’ont pas changé sauf qu’ils ont tous pris du poids. Amer était celui qui faisait tant attention à son apparence et passait plus de temps devant le miroir que moi. À l’opposé, ils me font la remarque que j’ai maigri. C’est surement du aux trois derniers mois de ma vie dans lesquels je courrais d’un bord à l’autre tous les jours.

L’homme à tout faire de Hany nous prépare un festin, un vrai! De l’agneau, du poulet frit, de la salade fatouch, des légumes avec des fines herbes, de la soupe et du pain. Les desserts suivent avec les incontournables cafés arabe et thés. Nous restons un moment dans la pièce centrale entourée de cousins dans laquelle se trouve le poêle. Plus tard, nous allons visiter Homs by night comme Hany ne cesse de dire. On se rend dans un resto-café où nous prenons une bière et fumons le narguilé.

Le lendemain, le 31 décembre nous partons à deux voitures vers Palmyra où nous fêterons le jour de l’an. Évidemment c’est la folie. La musique arabe à tue tête, les gars chantent et tappent des mains. Moi je regarde le paysage désertique et je suis si contente de retourner à Palmyra et passer quelques jours près des ruines, dans le désert. Un son retentit de temps à autre, puis pendant plus de trente minutes. Le genre de son que fait nos voitures ici lorsque la ceinture du conducteur n’est pas attachée. Je demande à Hany qu’est-ce que ce bruit. Il me répond tout bonnement que c’est le son que qui indique que la limite de vitesse est dépassée. Je regarde le cadran, il roule à 120 jusqu’à 130. Au cours de ce voyage on me répètera souvent cette phrase : « here nobody respects the rules », « no rules here ». Quel bordel que ces pays!

Hany me dépose à l’hôtel, puisque je ne peux être hébergée chez lui étant donné qu’il s’agit d’une ville très conservatrice et que bon il possède des connexions avec le milieu hôtelier. Je revois Mohammad, cet homme gras avec qui nous avions pris toute une cuite dans la tente de bédouin la

Mohammad, the own of Afares Hotel in Palmyra in June 2008

Mohammad le propriétaire de l'hôtel Afares à Palmyra en Syrie, Juin 2008

dernière fois. Puis plus tard, je revois la famille de Hany, sa sœur qui se fiancera le soir du 31, sa mère, son père et son frère. Tous se souviennent de moi et nous échangeons les politesses et cette fois, en arabe! Son frère comme je l’avais prédit à Hany, me parle en roumain alors que je lui répète à chaque fois que je ne parle pas la langue. Voyez vous il a épousé une roumaine qui vit maintenant à Palmyra avec qui il a eu deux enfants qui sont je dois dire très mal élevés. Depuis, il adore parler le roumain et même étant séparé de sa femme, continue à chatter sur l’Internet avec des femmes roumaines en Roumanie. Hany me regarde et rit lorsque je lui fais remarquer que son frère Iyad me parle toujours en roumain. Son père qui est intimidant et plutôt âgé me parle d’un arabe incompréhensible et lorsque les autres me font la traduction, ils rient toujours du fait qu’il me parle en langage très familier typique de Palmyra alors c’est normal que je ne comprenne rien.

Odi and I at the new years eve party in Palmyra, Syrie

Odi et moi au party du jour de l'an à Palmyra en Syrie

La dernière personne que je revois est Odi. Odi dont le père possède la tente de bédouins où les fêtes les plus folles se déroulent. Lui, il y travaille et gère les soirées. Odi se prononse Odaye et moi j’étais convaincu que son nom était Obayd. Ce fut un de nos running gag durant le reste de mon séjour.

C’est en revoyant tous ces gens que je réalise à quel point les choses peuvent rester telles quelles et stagner. Pour ma part, je suis contente d’évoluer, de changer et de me défaire des situations dans lesquelles je suis moins bien. Un an et demi plus tard, je vois la différence, je vois ma différence. J’ai grandi.

فانيسا

vanes

Quelque soit l’ami que vous preniez, il faudra vous en séparer un jour. (proverbe arabe)

Histoire de frontière III (Turquie-Syrie 2009)

Posted in Histoires de frontières, syrie, turquie, Uncategorized, Voyage 2009 Turquie-Syrie with tags , , , , on 13 janvier 2010 by vanes

Mon choix de passer une semaine en Syrie s’est décidé plutôt à la dernière minute. Un ami de couchsurfing rencontré en juin 2008 me lança l’invitation au début du mois de décembre. Je ne pouvais faire autrement que de l’accepter. Normalement, tout citoyen de quelque soit le pays se doit d’obtenir un visa et ce par l’entremise de l’ambassade du pays dans lequel on vit. Puisque par manque de temps je n’ai pas pu appliquer la norme, je me suis renseignée quand à la possibilité d’avoir le visa à la frontière. C’est possible, par contre pour ce qui est du temps d’attente à la frontière pour le visa il varie selon l’expérience de chacun. Certains ont passé une dizaine d’heures à la frontière. Pour ma part, je ne peux me permettre d’attendre puisque Hany m’envoi un chauffeur me chercher du côté syrien afin de me conduire dans sa ville d’origine, Homs.

Je prends un avion d’Istanbul à Gaziantep, une ville de transition les voyageurs puisqu’elle se trouve à une heure de la frontière de la Syrie. C’est là que mon histoire de frontière débutera.

Il est 7h30 du matin lorsque mon avion atterrit à l’aéroport de Gaziantep. De là je prends la navette qui se rend au centre ville. Personne ne parle anglais sauf cet homme qui demeure à Killis où je dois me rendre. Je me considère chanceuse puisqu’il m’indiquera le chemin pour m’y rendre. Au centre ville de Gaziantep, nous prenons un taxi pour nous rendre à l’otogar. Il règle la note en refusant mon argent. Nous montons à bord du Dolmus, un mini bus pour en direction de KiFrontière de Kilislis. Pour que le dolmus démarre, il doit être plein. Je me dis ça y est nous sommes ici pour un bon moment. Eh bien quinze minutes plus tard, le dolmus est plein. Une fois à Kilis, je dois trouver un moyen de me rendre de l’autre côté de la frontière et contrairement à celle que j’ai franchie la fois précédente, je dois absolument être dans un véhicule. Un Turc veut également aller en Syrie alors il me fait signe de le suivre. Un taxi syrien nous aborde. Je n’arrive pas à expliquer que je veux seulement qu’il me conduise de l’autre côté et non dans une autre ville telle que Aleppo. Je clique que son taxi a une écriture arabe. Et voilà enfin que je pourrai vérifier mon niveau de connaissance de la langue. Je lui bredouille en arabe saccadé ce que je veux. Je lui explique qu’un ami m’attendra. Il désire lui parler. Il prend le numéro et parle avec Hany pour discuter du prix de la course. Il s’agit toujours de l’endroit où on se fait le plus avoir car nous n’avons juste pas le choix d’accepter. On s’en tient à 10 US qui est une grande somme pour le trajet. Je monte à bord et un couple de syrien s’y trouve déjà. On échange les politesses et arrivons même à plaisanter en arabe avec le langage des signes et quelques mots d’anglais, bien sûr. Je suis prise en sandwich au milieu écrasée sur la femme qui sent la ferme.

Nous arrivons à la frontière. Du côté turc, tout se passe bien. Je suis la seule femme avec la dame avec qui je fais le trajet et j’attire beaucoup l’attention parmi ces hommes arabes et turcs.

Nous arrivons du côté syrien. Les choses se corsent. Je fais la queue pour présenter mon passeport. Les hommes me regardent comme si j’étais une extra terrestre. L’officier me pose des questions et moi je tente de répondre en arabe le plus possible puisque ça jouera en ma faveur. Il me dit de le suivre dans une autre pièce à l’arrière où un homme téléphonera à Damas, la capitale au bureau d’immigration. Encore une fois il me pose les questions habituelles : « what’s your job », « why you come to Syria », etc. Quand je réponds « arabic studies » je vois qu’ils aiment beaucoup. Il me dit de patienter. J’ignore qu’est-ce que j’attends. On me dit qu’on attend le téléphone de Damas pour le ok pour mon visa et ça, ça peut durer. Je retourne voir les officiers à l’avant et leur dit que j’ai un contact, un ami qui vient me chercher à la frontière et chez qui je serai hébergée. Bingo. Il appelle Hany, puis le chauffeur et discute avec eux. Tous deux travaillent dans le tourisme et ainsi les choses seront accélérées. J’utilise leurs expressions habituelles quand je leur

Frontière de la Syrie

Frontière de la Syrie

parle en usant de leur gestuelle. C’est une situation absurde. Je suis devant des officiers  de la frontière syrienne à plaisanter et bredouiller l’arabe. C’est un vrai bordel. Ils me font attendre, le chauffeur du taxi, Ibrahim continue à leur parler pour que je puisse avoir le visa. Tout le monde parle fort et moi je souris. Quel plaisir que de me retrouver dans cette culture que j’aime tant. Vive la bureaucratie arabe! Ils nous font encore attendre et sérieusement là ça n’a plus rapport. Nous faire attendre pour nous faire attendre, c’est tout. Finalement les agents me font signe que tout est beau. Ils m’octroient le visa pour quinze jours. Un d’entre eux étampe monpasseport en récoltant le coût du fameux visa et me dit : Ahlan wa Sahlan (Bienvenue) et moi : shukran jazilan, Ma’a assalama (merci beaucoup et que la paix soit sur vous).

Nous nous précipitons à la voiture où le couple nous attendait. De loin je lève les bras au ciel en criant wallah! Une de leur expression dont ils abusent pour dire je te jure ou pour mettre l’emphase sur une situation. Il nous reste 5 km à parcourir jusqu’à la voiture du chauffeur. Vient le temps de payer Ibrahim, le chauffeur du taxi. Je lui remets 10 euro pour son aide soit 15US. Il me demande encore plus pour avoir fait les téléphones et m’avoir aidé. Là nous nous énervons puisque je tente de lui faire comprendre que je lui ai déjà donné un extra sur le prix convenu au départ et que je n’accepterai pas de revenir sur le prix décidé, puisque dans la situation inverse un arabe ne revient jamais sur le prix négocié.

La traversée de la frontière a duré seulement 45 minutes. Il est maintenant midi et j’ai encore quatre heures de trajet à faire avant d’arriver à Homs et rejoindre mon ami.

فانيسا

vanes

L’attente est plus dure à supporter que le feu. (proverbe arabe)

Et c’est reparti…faux départ!

Posted in Uncategorized, Voyage 2009 Turquie-Syrie with tags , , , , on 28 décembre 2009 by vanes

25 Décembre, jour de noël, je réalise enfin un souhait que je chéri depuis si longtemps: fuir le temps des fêtes et partir dans un autre pays pour cette période.

Noël pour moi est synonyme d’épuisement. Premièrement puisqu’il s’agit de la fin de session universitaire et cela marque aussi le début de l’hiver au calendrier. De plus, j’ai toujours travaillé au service à la clientèle. Que ce soit dans une boutique, à la prise de rendez-vous pour une compagnie de produits de beauté ou encore dans un salon de coiffure, la période de noël est toujours la période la plus achalandée. C’est donc seulement le 24 décembre à 17h que toute la pression redescend normalement.

Alors voilà. Cette année, je m’offre ce petit rêve que de passer les fêtes ailleur soit en Turquie et en Syrie, des pays que je connais bien.

Mon billet est acheté depuis le mois d’août et j’ai attendu ce moment avec impatience. Noël est arrivé très vite cette année et s’est fait dans une atmosphère saine sans le drama habituel et sans cette folie qui règne normalement.

25 Décembre, je suis tellement fatiguée que je ne réalise aucunement que je pars le soir même. Après une longue file de plus d’une heure de temps, je suis de l’autre coté, celui dans lequel j’aime bien me retrouver. L’avion décolle à 18h55 selon mon billet. Il est 19h05 lorsque le commendant nous avise d’un problème technique et nous prit d’évacuer l’avion ainsi que de récupérer nos bagages. L’avion ne décolle pas ce soir. Ça y est, c’est mon karma depuis trois mois. Rien de fonctionne comme je le souhaite et tout m’arrive en meme temps. Je n’en reviens pas. Nous n’avons aucune autre information. J’ai envie de pleurer en petite boule dans un coin. Un de ces moments dans lequel on aimerait bien se faire serrer pas notre maman.

Je récupère ma valise et me dirige vers le Marriot hotel où la compagnie KLM nous a tous réservé une chambre pour la nuit. On ne sait pas plus ce qui ce passera le lendemain puisque tous les passagers ont un différent vol en correspondance. Le mien est pour Istanbul, qui, évidemment sera plus difficile à recéduler. Je passe la sécurité et le garde prends ma carte de déclaration et lit le mot pax, ce qui signifit surement le code en cas d’annulation d’un vol. Il me dit: Bonne chance. Oh merci c’est hyper rassurant. Cette chance j’en avais besoin et elle semble m’avoir oublié jusqu’à la dernire minute.

Je reçois un message téléphonique à ma chambre disant que le même vol partira le lendemain sans me dire si ma correspondance est également plannifée. C’était trop espérer. Les bureaux de la compagnie ouvrent seulement à 13h30. Je me mets en file dès 12h10 à la vue des gens qui s’accumulent déjà. Vers 14h, j’atteinds la tête de la file pour m’appercevoir qu’il y a une autre file. Waw! J’ai attendu en file pour une autre file, celle de l’enregistrement des bagages. N’importe quoi. Ce n’est pas tout! Alors voilà ce que je craignais qui arrive. Il n’y a pas de vol en direction d’Istanbul avant le prochain jour. On me transfert de compagnie avec Swiss air. J’en suis ravie puisque c’est une excellente compagnie. Je me rends au comptoir de Swiss Air pour me faire dire que non, je n’ai pas de siège. Mon papier est seulement une réservation et non pas un billet d’avion. KLM vend des sièges qui n’existent pas. Ils doivent relocaliser environ quatre cents passagers sur les différentes compagnies d’avion. On me renvoit à KLM qui me dit de faire la queue pour changer mon billet. Je m’énerve royalement. On me dit que la situation exige, je n’ai pas le choix. Pendant tout ce temps je crainds que les sièges se vendent tous et que je serai prise à l’aéroport une seconde nuit. Aprè trente minutes, ça va faire ce bordel. J’aborde avec désespoir un superviseur qui semble être en contrôl. Ibrahim, un Égyptien, mon karma aussi. Il me suggèra d’aller manger quelque chose en voyant mon air assomé. J’ai un de ces maux de tête et plus une once de patience. Je le regarde sans répondre et il me tend un vouch de 15$ valide dans n’importe quel restaurant de l’aéroport. Il décide de me prendre sous son aile et court d’un bord à l’autre pour me trouver un vol. J’ai une place assurée avec Royal Air Maroc mais le temps d’attente entre les deux avions est beaucoup trop long. Il continu à parler avec des gens de différentes compagnies et c’est à 16h que finalement j’ai une place sur le vol de 17h avec Swiss Air! La dame réouvre le comptoir pour enregistrer ma valise et m’escorte jusqu’à la sécurité pour éviter que je perde du temps. Je me sens comme dans un film!

À bord de l’avion je refuse de crier victoire puisque l’avion tarde d’une heure à décoller pour cause de givre. Nous partons finalement et j’arriverai à Istanbul le 27 décembre complètement épuisée mais si heureuse d’y être.

فانيسا

vanes

Patience est un arbre; amères sont les racines mais les fruits sont très doux. Au bout de la patience, il y a le ciel… (Proverbe saharien)