Mot de la fin: tisser mon tapis

Posted in Uncategorized with tags , , , on 9 septembre 2010 by vanes

J’ai 25 ans, presque 26. Jamais j’aurais imaginé ce scénario lorsque je pensais à mon futur. Je me disais qu’à 24 ans, j’aurais mon premier enfant tel mon seul modèle que sont mes parents. Aussi un bon boulot ou du moins je travaillerais déjà dans ce que je visais comme carrière. J’ai 25 ans et rien de tout cela. Jamais j’aurais imaginé entamer des études en peinture et dessin et encore moins en langue et culture arabe. Par contre, mes voyages m’ont tellement rapporté au niveau humain et culture générale.

Il est rendu une de ces questions banales de première rencontre que ce soit universitaire, professionnelle ou sociale que de demander ce qu’on fait dans la vie. Je prends toujours un malin plaisir à répondre à cette question. J’étudie une culture, la culture arabe. Et là, réaction inévitable d’incompréhension. Pour quoi étudier les Arabes? Parce que!

Lors de ma crise inconsciente du quart de siècle, j’ai fait le ménage dans ma vie, ma tête et mes priorités. Une situation difficile et délicate familiale m’a aussi aidé positivement à grandir et remettre un peu les choses en perspective. J’ai fait le bilan de ma vie encore très courte et bien j’assume pleinement que je n’aie pas de diplôme à mon actif, pas de condo, pas de famille et pas de chien, mais une culture générale du monde qui m’entoure.

Une amie a moi a bien résumé ma situation alors qu’on discutait de tout ça. Peut-être par son âge elle a atteint une sagesse qui viendra à moi surement aussi avec le temps. Elle me lance tout bonnement «  Toi, Vanessa, tu es en train de tisser ton tapis volant! ». Quelle belle phrase. Quelle phrase juste. Je ne sais trop où tout ça me mènera, mais je suis en train de me construire un avenir avec des outils qui se trouvent un peu partout. Alors oui, ce que je fais maintenant dans mon travail n’est peut-être pas un métier et même que je le trouvais dégradant, mais je l’assume pleinement en vue du jour où je réaliserai ce que je veux faire. Peut-être que d’apprendre l’arabe est anodin, mais l’arabe est parlé dans vingt-deux pays officiellement mais dans des centaines d’autres du à la forte immigration telle dans la ville de Montréal.

Je viens tout juste d’obtenir une bourse d’étude pour l’Égypte. Quatre mois à baigner totalement dans la culture, dans l’histoire qui date de 5000 ans avant Jésus Christ. Telle une locale, j’étudierai à l’Université du Caire dans Giza, à moins d’une dizaine de kilomètre des pyramides. Suréaliste je vous dis.

C’est ici que se termine ce premier blogue sur une découverte d’un monde arabe, de mon monde. Vous pourrez lire éventuellement, mes récits, anecdotes et réflexions lors de mon prochain voyage imminent en Égypte, Libye et Yemen, entre autre… inch’allah.

فانيسا

vanes

« La vérité ne peut être contenue dans un seul rêve ». (proverbe arabe)
« Rira bien qui rira le dernier ». (proverbe Français)

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Une FIFA qui fait voyager

Posted in Uncategorized with tags , , , , on 21 juillet 2010 by vanes

Yo soy Español, Español, Español, tel fut le cri de multiple Espagnol lors de la finale de la coupe du monde de soccer, la FIFA.

Je me trouve au club social situé sur la rue St-Laurent au nord du club espagnol du Québec. C’est la folie totale. Le match est toujours

Lors de la visctoire des Espahnols à la FIFA

zéro-zéro, alors que le but décisif est compté par l’Espagne en prolongation. Tous crient, sautent et s’embrassent afin de démontrer leur joie. Une amie et moi quittons le resto-bar qui s’est transformé en sauna tant il faisait chaud.

Sur la rue, des centaines de personnes se regroupent pour festoyer. Vuvuzela, klaxons et cris sont de la partie.

Que ce soit les Espagnols qui sont fiers de leur pays, des partisans du pays de l’Espagne ou de l’équipe ou encore des gens comme moi qui encouragent ce pays à cause d’un proche (mon beau-frère est natif de Cordoba en Espagne et ma sœur vit à Barcelone depuis quelques temps). Il n’y a pas de différence tant qu’on affiche les couleurs du drapeau espagnol.

Quelques semaines auparavant, soit le 18 Juin, je fais un saut dans le petit Maghreb situé sur la rue Jean Talon à Montréal. L’Algérie affronte l’Angleterre et vous ne vous surprendrez pas de savoir quelle équipe j’ai encouragée. Quoi de mieux que de se retrouver dans leur quartier, pour suivre la partie.

Une amie et moi nous installons sur une terrasse sur laquelle une télévision a été installée avec des chaises, le tout entourés de drapeaux de différents pays. À côté, un tas de jeunes chantent, jouent du darbouka (instrument qui ressemble à un tam-tam). Étrangement, la majorité des garçons étaient d’un côté et les femmes de l’autre, du moins en concentration. Il fait si humide que nous avons qu’une idée en tête, boire une bonne bière fraîche. Erreur. Bien sûr qu’il ne vende aucun alcool, seulement des boissons arabes ou boissons gazeuses. On se prend un fanta boutukale (à l’orange) qui pour moi est nostalgique.

Le Match commence et tous les jeunes se rassemblent sur la terrasse. Nous sommes étonnées de voir cette jeunesse algérienne. Elle passe plutôt inaperçue parmi les citoyens montréalais. Étrangement ce sont de très jeunes arabes à l’exception de quelques hommes plus âgés et de nous deux, définitivement la minorité ethnique. Qu’importe, je me sens l’une des leur.

Ils sont fiers d’où ils proviennent même si certains semblent être la première génération de Canado Algérien.

Quelques garçons s’inter changent les instruments : le darbouka, de genre de petites cymbales en métal me faisant penser à des castagnettes grande version ainsi qu’un grand tambour avec une vraie peau d’animal qui fait son entrée. Les rythmes arabes nous font nous dandiner toutes deux sur nos chaises, le sourire aux lèvres. Agrémenté de chants arabes dont je ne peux absolument pas percevoir leur signification, nous regardons ce match.

Match nul.

Les Algériens sont hyper contents et sortent dans la rue. Ils n’ont peut-être pas gagnés, mais ils n’ont pas perdus et c’est là la différence..Les voilà heureux et nous aussi. Le temps d’un match de la FIFA, je me suis sentie ailleurs, parmi ces arabes. Un voyage qui ne coûte pas cher certes mais qui me plais tant.

La FIFA ressort l’esprit nationaliste de chacun et la fierté d’appartenir à un pays spécifique ou encore s’identifier à un autre que le notre. Elle rassemble ces communautés la durée d’un mois et les rends fiers de ce qu’ils sont, d’où ils proviennent, peu importe la victoire ou la défaite.

18 Juin: Algérie vs Angleterre, petit Maghreb, Montréal

Viva España! Viva la FIFA, viva Algeria!

فانيسا

vanes

«Soyez frères dans la vie commune, mais étrangers dans les affaires». (proverbe arabe)


Phénomènes naturels

Posted in turquie, Uncategorized with tags , , , , , , on 21 juin 2010 by vanes

Le déluge du Saguenay en 1996, la crise du verglas au Québec en 1998, le tsunami  dans l’océan indien en 2004 et récemment le tremblement de terre qui toucha Haïti en 2010sont des phénomènes naturels qui sont passés certes à l’histoire. Des phénomènes naturels ne sont pas nécessairement transformés en catastrophe naturelles comme celles mentionnées plus haut, mais peuvent être également des phénomènes qui mènent à des merveilles.

En effet, si je pense à la Turquie, elle qui regorge de phénomènes naturels magnifiques desquels j’en ai sélectioné que trois.

Premièrement, lors de ma première visite en 2007, mon circuit fut celui que je qualifie comme celui du parfait touriste, ou presque. Un genre de trajet circulaire dans la partie occidentale dont le point de départ et d’arrivée est bien évidemment, Istanbul.  Donc de cette ville qui est bien trop souvent confondu pour la capitale, je prends le bus qui me mènera à la ville de Denizli qui est la correspondance pour ma destination : Pamukkale.

pamukkale, Turquie

J’arrive en fin de journée, épuisée et sollicitée par tous ces propriétaires de pension qui désire me soudoyer pour que je choisisse la leur. Tous déçus de savoir que j’ai déjà un endroit, le propriétaire de ma pension me conduit à cette dernière. Le temps est moche, il pleut. Je prends un repas copieux que sa femme prépare et ne tarde pas à me coucher.

Ce n’est que le lendemain que je vois au travers de cette ville peu intéressante, une montagne

Pamukkale, Turquie

blanche brillant sous les rayons du soleil. Bien évidemment, au lieu de prendre le chemin emprunté par les touristes, je décide de prendre le chemin qui contourne la structure rocheuse, donc un détour. Le soleil plombe sur moi, les voitures me klaxonnent et moi, je marche droit devant moi admirant le

paysage sans leur prêter une attention particulière. Arrivée au sommet, je suis bouche bée. Cette structure intéressante est formée de bassins de différentes grandeurs avec de l’eau qui y coule

Pamukkale, Turquie

tout le long de sa descente. Pieds nus, le simili courant se heurte à mes chevilles, se faufile entre mes orteils pour continuer son chemin. Les enfants jouent dans les bassins, moi comme tout

adulte, ne fait que marcher à travers ces bassins puisque l’eau atteint le niveau de mes genoux.

Cette splendeur naturelle est du au fait que des eaux chaudes provenant de plus d’une quinzaines de sources s’écoulantde l’intérieur de la montagne sont saturées de sels minéraux combinées de gaz carbonique. Cela provoque une réaction chimique formant une pâte qui en durcissant donne naissance à ces formes, ces bassins donnant une allure de chute d’eau glacée.

passerelle de la gorge du Seklikent, Turquie

En poursuivant mon chemin dans ce pays que j’affectionne particulièrement, je m’arrête à Fethiye. À Ferah pension, on offre différentes activités de groupe. Moi qui ne suis pas fervente d’activités organisées je décide de me rendre dans les gorges du Saklikent seule et une Taïwanaise avec qui je partage une chambre désire se joint à moi.

À l'entrée de la gorge du Seklikent

À l’entrée, nous devons troquer nos flip-flop pour des chaussures en caoutchouc. Nous commençons notre excursion, parfois les pieds dans l’eau, parfois les jambes au complet puis nous rencontrons sur notre chemin deux jeunes garçons qui nous aideront à grimper les rochers pour se rendre aux

petites chutes que nous aurons le plaisir de découvrir plus tard. Plus nous montons, plus le courant est fort et nous sommes complètement trempées et essayons de sauver nos sacs qui contiennent nos caméras. Nous marchons dans l’eau, les doigts

excursion dans le Seklikent, Turquie

complètement ratatinés en longeant les paroisrocheuses. En levant les yeux, on entrevoit le ciel de temps à autre puisque les structures rocheuses se touchent pratiquement au sommet ce qui nous donne une fraîcheur inespérée par cette journée

Seklikent, terminus: les petites chutes, impossible de monter plus haut!, Turquie

chaude d’été. Il s’agit d’un paysage surréaliste dans lequel je me promène durant une demi-journée. C’est peut-être anodin pour certain, mais cette journée restera gravée à jamais dans ma mémoire. Après quelques mois de voyage, rien de mieux qu’une activité physique agréable comme celle-ci.

De Fethiye, je prends le bus pour Olympos, reconnut pour ses habitations en bois perchées dans les arbres. Ces habitations se retrouvent un peu à l’écart de la ville et c’est ainsi que le concept de campement prend tout son sens. Le déjeuné et le souper sont fournit. On se croirait en camp de vacances lorsque des centaines de jeunes de tous âges font la file pour manger au buffet. Il y a des tables à pique-nique sur une grande surface et le camp est bordé par des

Cabanes d'Olympos, Turquie

compartiments à ciel ouvert où des cousins sont placés tout le tour et où il est bon de se reposer.

Encore une fois, j’ai droit à une petite passe droite. Pour le prix d’un lit dans ces cabanes dans les arbres, j’ai droit à un lit double avec ventilateur dans ma propre habitation qu’ils appellent bungalow. Je quitte le campement pour me rendre à la plage et apercevoir, à mon retour, ce jeune couple d’Australien rencontré à la pension de Fethiye. Nous décidons de partager le repas ensemble pour enchaîner avec des buck de bière locale la Efes. Ce couple aperçoit deux Américains rencontrés dans une autre ville. Ils se joignent à notre table pour échanger sur nos expériences en Turquie. Ils nous font part de leur curiosité pour le site Chimaera. Je saisi mal ce que nous nous apprêtons à faire, mais sur un coup de tête nous voilà en route sur le chemin du mont Olympos avec la

Chimaera, mont Olympos

voiture de location des deux Américains, à minuit le soir pour aller observer un phénomène étrange que nous avons peine à croire. Il paraît que des émanations de gaz naturel s’échappent des crevasses de la montagne et ainsi des flammes y brûle et ce, depuis l’antiquité. On s’est dit que ce sera plus impressionnant la nuit que le jour.

Une fois arrivé, il fait si noir qu’une seule lampe de poche suffit pour éclairer devant le groupe. Nous

Chimaera, mont Olympos

montons tranquillement la montagne, moi ayant la charge de la lampe de poche. Je dois avouer que ça faisait bien mon affaire! Puis, on entrevoit au loin des petites taches jaunes orange. Plus on s’en approche plus on estimpressionné. Certaines flammes sont imposantes, d’autres moins. Tous les cinq avons les yeux rivés sur ces flammes sortant du sol, l’air perplexe. C’est donc vrai, ce phénomène existe vraiment.  L’Australien fait son comique et crache

tentative pour rallumer la flamme

sur une petite crevasse et sa flamme s’éteint aussi rapidement. Surpris, il regrette son geste et se taille une branche afin d’y allumer l’extrémité. Il avance le bâton vers la crevasse et soulagement instantané. La flamme reprend vite le dessus.

La nature peut être féroce et s’abattre sur l’être humain et se qu’il bâtit, mais elle peut également créer de magnifiques et étrange phénomènes naturels. La nature nous surprendra toujours et ce, pas seulement négativement.

فانيسا

vanes

« Le monde est du côté de celui qui est debout ». (proverbe arabe)

L’adhan (l’azan), l’appel à la prière

Posted in jordanie, syrie, turquie, Uncategorized with tags , , , , , , on 31 mai 2010 by vanes

allāhu ākbar āš’hadu ānna lā ilaha illā-l-lāh

āš’hadu ānna mūḥammad ār-rasūlu-l-lāh

ḥayyā ʿalā-ṣ-ṣalāt

ḥayyā ʿalā-l-falāḥ

aṣ-ṣalātu ḫayru min an-naūm

allāhu ākbar

lā ilaha illā-l-lāh

Dieu est le plus grand

J’atteste qu’il n’y a de vraie divinité hormis Dieu

J’atteste que Mahomet est le messager de Dieu

Venez à la prière

Venez à la félicité,

La prière est meilleure que le sommeil.

Dieu est le plus grand.

Il n’y a de vraie divinité hormis Dieu

Ces quelques phrases résonnent dans toutes villes musulmanes cinq fois par jour et ce, sept jours sur sept. Il s’agit des paroles prononcées par un mu’adhdhin (prononcé muezzin) c’est-à-dire celui qui fait l’appel à la prière. L’adhan (prononcé azan) est ce qu’on appel l’appel à la prière pour les musulmans. Elle se fait entendre du haut de tous les minarets des mosquées, créant ainsi une chorale d’appels à la prière, puisqu’il ressemble à un chant produisant cet effet de sound surrounded. Quelques modifications s’appliquent pour l’adhan chiite avec le rajout de deux phrases.

La prière prend une place très importante chez les musulmans puisqu’il s’agit du deuxième des cinq piliers de l’Islam. Elle se traduit aussi par un acte de soumission envers Dieu, Allah. Elle doit être accomplie dans la pureté et ainsi tous musulmans ont recours aux ablutions avec de l’eau puis doivent l’exécuter en direction de la Mecque. Le premier appel à la prière se fait à l’aube, la deuxième lorsque le soleil est au zénith, c’est-à-dire à la mi–journée. Ensuite, celle de la mi-après-midi se fait à la fin de la descente du zénith, suivie de celle de la fin de journée, au coucher du soleil. La dernière et non la moindre puisqu’elle se fait durant la nuit, est celle qui demande le plus de dévotion de la part des croyants.

Bien que l’adhan résonne dans la ville cinq fois par jour, je ne me lasse jamais de l’entendre. Au contraire, souvent je prends le temps de m’assoir et de l’écouter. Une fois alors que j’étais à Istanbul pour la première fois si je ne me trompe pas, je me retrouvais  dans le quartier d’Eminönü, à côté du

Vue de Éminönü sur la tour Galata de l'autre côté du pont, Istanbul

pont Galata, celui auquel les piétonniers ont accès pour traverser d’une rive à l’autre et où les pêcheurs se postent pour attraper une foule de petits poissons. La première phrase de l’adhan résonne dans mes oreilles. Je ne peux m’empêcher de m’asseoir sur un des bancs en bois qui bordent le Bosphore. Je me surprends à fermer les yeux en savourant ce merveilleux moment. L’écho est extraordinaire et ma tête se trouve au milieu de tous ces minarets qui m’entourent desquelles s’échappent l’adhan. Je fais le vide perdant mon regard au loin, l’ouïe stimulée. Cela peut paraître exagéré pour certain, mais laissez moi vous dire comment cette prière peut m’atteindre et résonner dans mon corps avec cette si belle langue qu’est l’arabe, bien que je ne  sois pas croyante plus qu’il le faut,. En bonus, la vue sur le Bosphore qui est à deux mètres de moi avec la tour de Galata ainsi que des jolies bâtisses.

En Syrie, alors que j’étais en visite dans la famille de Hany à Homs, je dormais paisiblement dans le salon sur le divan quand je sursautai en apercevant une silhouette blanche, tel un déguisement de fantôme à l’halloween. Effectivement la mère de Hany, plutôt pieuse, se lève la nuit pour prier dans le salon en installant son tapis de prière en direction de la Mecque.

Lors de mes premiers jours en terre musulmane, l’adhan de la nuit me réveille toujours puisqu’inhabituel. Par contre, avec le temps, je m’y habitue et ne l’entends plus telle une mélodie de circonstance.

Durant trois mois en 2008 ainsi que mes trois semaines en hiver 2009, j’ai pu entendre l’adhan à souhait.

Cependant, une chose étrange s’est produite alors que j’étais à Amman, en Jordanie.  La journée même de mon arrivée en provenance de la Syrie, Soha, la sœur de l’ami libanaise de mon frère m’accueilli à grands bras ouverts. Elle me fait part de ses plans pour la soirée tout en prenant soin de m’inviter à me joindre avec à elle et ses amis. Elle possède des billets pour un concert de musique classique présenté dans l’ancien amphithéâtre romain. J’accepte l’invitation malgré que je ne sois pas une fanatique de musique classique. Cela me permettra de vivre et voir autre chose dans un pays inconnu et ça, je ne peux le refuser. Telle est ma philosophie en voyage.

Le centre-ville d’Amman est paralysé par un trafic monstre. L’heure avance vite et le véhicule à pas de tortue. Nous décidons de stationner l’auto et de courir jusqu’à l’amphithéâtre. J’ai aucune idée où je me trouve et ne fait que suivre derrière. À notre arrivée à l’entrée, une marre de gens se bousculent pour rentrer dans le but de se trouver une place. Dès mon premier pas dans l’amphithéâtre, je suis estomaquée par l’immensité de l’endroit. Je réalise que j’ai les deux pieds dans l’histoire, tout en suivant les autres dans un escalier en pierre menant aux dernières marches de l’amphithéâtre. Nous prenons place et attendons que le concert débute. Un piano meuble le centre de la scène avec un orchestre derrière et des choristes, face au public, dos à la ville. Voilà que les premières notes font vibrer la foule. L’acoustique est incroyable. J’ai les yeux grands ouvert, la mâchoire quasi sur la marche du bas. Sentiment étrange que de se retrouver dans un endroit historique dans notre ère de l’an 2000, de réutiliser à sa juste valeur cet endroit singulier. Vraiment fort comme expérience, je vous l’assure. Puis tout d’un coup, en plein milieu d’une pièce musicale: silence. L’orchestre s’arrête de jouer, le pianiste aussi sans compter les choristes. Je me demande ce qui se passe. Perplexe, je questionne Soha sur la raison de cet arrêt brutal : L’adhan, l’appel à la prière du soir retentit dans la ville. Par respect, le concert doit être interrompu la durée de l’adhan, pour reprendre lorsque terminé. La musique reprend de plus belle pour se terminer par des feux d’artifices qui éclatent au dessus de l’entrée avec comme fond, la ville d’Amman de nuit et ses quelques lumières qui l’illumine.

Cette soirée que j’avais sous-estimée s’est avérée à être un moment inoubliable. Merci Soha.

فانيسا

vanes

« La clé du paradis est la prière, et la clé de la prière est la pureté. »

Et si on inversait la situation?

Posted in Uncategorized with tags , , , , on 26 mai 2010 by vanes

Je sais, je sais, vous vous dites encore un article qui touche le niqab, mais faites vous à l’idée, car ce ne sera certainement pas la dernière fois! Sujet inépuisable? Je ne crois pas. Ce que je sais c’est que ce n’est pas de sitôt que le sujet sera clos.

Je suis tombée sur un article de L’Actualité traitant de l’éternel voile intégral et j’entame un livre qui parle de l’Orient façonné par l’Occident et comme l’été est à nos portes par dessus ça, tous ces éléments convergent selon moi et je sens le besoin d’en reparler.

Masuleh, Iran

Alors voilà, on y est presque à atteindre des records de température pour un mois de mai. On dirait que les gens aiment ça compiler des statistiques et en faire des records de n’importe quoi. Enfin, là n’est pas le sujet d’intérêt. Il fait donc très chaud depuis quelques temps et cela affecte le moral de façon positive. La chair se fait de plus en plus voir. Short, pantalon ¾, jupes, t-shirt et camisoles sont de mises. Moi même je me prête au jeu et c’est franchement agréable. Vendredi dernier, je suis en robe exhibant mes jambes que je dis phosphorescentes et mes bras sans exagération bien sûr. Je suis avec ma mère dans un café dans le centre-ville de Montréal, près de l’Université Concordia. Déjà je suis ravie car ma mère et moi qui partageons cet intérêt pour le monde arabe à différent degré sommes dans un secteur plutôt multiethnique.  Sur la terrasse nous discutons paisiblement pendant que maints arabes défilent devant nous. Nous

détail d'une de mes toiles, mars 2008

sommes en mode observation lorsque ma mère me dit discrètement le mot regarde en Roumain. C’est là que je trouve pratique de savoir quelques mots dans une langue peu connue. Je me retourne et bam, mes yeux s’arrêtent ou plutôt suivent cette jeune femme vêtue d’un niqab. Je regarde ma mère avec un air surpris mélangé avec un grand sourire. C’est ma première niqab à Montréal! Elle passera en coup de vent dans un niqab bleu marin qui est franchement plus joli que ceux de couleur noire. Cela enlève un peu de sévérité à la chose.

Jusqu’à présent, je me demandais comment je réagirais à la vue d’une femme portant le voile intégral à Montréal. Aucune surprise si je vous dis que mise à part une petite excitation intérieure laissant entrevoir une satisfaction d’avoir vu une femme en niqab dans mon environnement, je ne suis en aucun cas en désaccord ou choquée. Je repense à tous ces débats sur le niqab et tous ces commentaires entendus à la télévision ou dans mon entourage qui sont plutôt négatif envers le voile, intégral ou pas.

Sommes nous donc à ce point incapables d’accepter la différence? Ce n’est pas parce que ça ne touche pas à nos valeurs ou encore pire s’y oppose totalement que la communauté musulmane est la fautive et nous, les Occidentaux qui sommes dans l’exactitude. Dans le fond, chacun possède sa façon de faire et de vivre ce qui crée un clash frappant lorsque juxtaposés. Harold W. Glidden écrivait dans un article intitulé The arab world que «  le fonctionnement interne du comportement arabe qui, de notre point de vue, est aberrant, mais est normal pour les Arabes ». L’inverse est tout aussi vrai. Certains de nos comportements ne sont pas du tout compris par les arabo-musulmans.

Les femmes musulmanes qui décident de porter le voile intégrale ou pas, s’agit-il d’un acte plus outrant que ces jeunes femmes se baladant en t-shirt laissant voir la demie de leur ventre? Quelques heures avant cette rencontre avec ma mère, j’ai pu voir une jeune

Une de mes toiles, 2009

femme en « t-shirt bedaine » attendant en file pour la caisse dans une boutique de vêtements. Aussi, quelques jours auparavant, alors que je suis sortie dans une discothèque, j’ai aperçu une fille qui s’était dénudée à tel point qu’elle était en soutien-gorge accompagnée de ce qui semblait être son copain. Il est de même que pour ces hommes qui enlèvent leur haut et se promènent torse nu dans les rues de notre métropole. Moi, je trouve ça inutile d’être témoin de l’intimité des gens à ce point. Malgré l’image d’Adam et Ève qui ont recours à de belles feuilles vertes pour cacher leurs parties intimes, l’homme est censé se couvrir en public.

Et si c’était nous, qui se dénudaient trop? Allons nous trop loin? Il est facile par la suite de dénigrer le voile, de plaindre sa propriétaire par ces grandes chaleurs et de défendre leur droit à la liberté pour dénoncer leur soumission.

Si on inversait la situation?

Ces Occidentales se permettent peut-être une trop grande liberté? Un besoin de s’exhiber? J’ignore la raison, mais je trouve qu’il est facile de juger l’autre sans se regarder d’abord.

Selon moi, on ne peut comparer ces deux mondes si différents qui ont une histoire si différente.

Il faut arrêter de comparer, de critiquer et juste accepter la différence, non?

فانيسا

vanes

La liberté de l’un s’arrête où commence celle de l’autre. (proverbe arabe)

Le Divertissement

Posted in Iran, syrie, turquie, Uncategorized with tags , on 20 mai 2010 by vanes

C’est l’été. Officiellement non, officieusement oui. Dans nos têtes c’est bel et bien arrivé et c’est ce qui compte. Le soleil brille. Il fait chaud. Les gens sont heureux. La session d’hiver est terminée et la combinaison de ce poids en moins avec l’été nous donne des ailes. Nous avons le goût d’en profiter sur une terrasse ou dans un parc. L’envie de se défouler et de sortir est omniprésente, du moins, c’est mon cas. Je bûche durant six mois pour obtenir de bons résultats à l’université et la température hivernale ne fait que me replier sur moi même. Un fois tout cela derrière moi, je revis. Je sors une fois par semaine dans un club dans le but de vraiment me défouler et je me promène sur les terrasses de mes amis, des bars ou des cafés. Le temps n’est plus un facteur prioritaire. Parla suite, ça se calme.

Ce que je fais ici, dans ma ville, à Montréal, je le fais dans les autres pays, en voyage, mais de  façon exponentielle. C’est-à-dire qu’il est fréquent après une matinée et un après midi de marche sans arrêt de prendre le temps de prendre un verre sur une terrasse afin d’écrire dans mon

Discothèque à Istanbul, Turquie

carnet de voyage ou simplement décompresser avant de reprendre un peu mes forces ou de me choisir un restaurant où j’irai manger. Ça, il s’agit plus d’une activité que j’ai faite en Europe et enEurope de l’Est qu’au Moyen-Orient. Cela n’a pas principalement en rapport avec le facteur alcool.

Je vous explique.

Cela diffère de pays en pays bien sûr. En Turquie, la partie de l’Ouest qui très

Vue du dessous le pont Galata, Istanbu

occidentalisée, tout dépendant des quartiers, il est fréquent d’aller prendre un verre pour se relaxer. J’aime bien prendre une bonne bière fraiche locale, la Efes, sous le pont de Galata sur lequel les habitants s’improvisent pêcheurs dans le Bosphore. Je vois alors les lignes des cannes à pêche remonter avec de tous petits poissons. Confortablement dans mon bean bag, bien que la bière soit au prix touriste comme je l’appelle, elle en vaut le coup.

Alors vient l’Iran..ouuuuu. LE pays qui fait peur! Je marche pendant des heures durant les premiers jours, car je suis si fascinée parle pays et je tente de prendre le pouls de la vie iranienne. Je me rends compte assez rapidement d’une chose; il n’y a aucun endroit à ma disposition pour m’arrêter et souffler. Bien évidemment il y a des cafés qui bordent les rues, des petits endroits qui semblent bien. Le seul hic, c’est que ce sont des endroits réservés aux hommes uniquement. Il reste alors les parcs et les restaurants familiaux.

En effet, depuis la révolution, l’Imam Khomeiny a fait fermer toutes les discothèques et lieux de divertissements mis à part ces cafés pour hommes seulement. Auparavant, les

Lieu réservé aux hommes iraniens, Tabriz

femmes n’étaient pas voilées par la loi et tous pouvaient fréquenter les lieux de plaisances.

Le temps devient plus long et les journées aussi. Je m’enfermais dans ma chambre pour lire en mangeant des douceurs après le repas du soir en attendant le sommeil.

De retour en Turquie, de l’est cette fois, il s’agit du même principe, mais moins rigoureux. Il n’y a toujours pas de lieux de divertissement pour les femmes, mais il y a tout de même des terrasses de café et de crèmerie auxquelles j’avais droit.

Pour ce qui est de la Syrie, c’est différent, tout comme pour le Liban. Certaines villes plus conservatrices ne contiennent pas de bars mis à part ceux dans les hôtels auxquels j’allais accompagnée de mes amis. De même qu’à Palmyra, dans la tente de bédouin où l’alcool coulait à flot que ce soit sous le prétexte que c’est pour les touristes, les Syriens s’en donnent à cœur joie. À Damascus par contre, la capitale de la Syrie, les bars sont répandus et la bière est facile à trouver. Le même phénomène se retrouve au Liban où les dépanneurs de Beyrouth vendent bières, vins et spiritueux. On y trouve les discothèques les plus huppées, rien à voir avec la rue St-Laurent à Montréal. Dans le nord, à Tripoli, ville musulmane et conservatrice, c’est moins bien vu.

En Jordanie, je me suis retrouvée dans un des rares restaurant où on sert de l’alcool et dans lequel les hommes musulmans en profitent pour prendre un pot, mais ça, ce sera une autre histoire.

La Palestine est aussi pur que l’est de la Turquie pour ce que j’ai eu le temps d’observer, mais l’Israël, aucun problème pour faire la fête là bas et fréquenter des lieux de divertissements.

Discothèque non loin de Haifa, Israël

Sans être attaché physiquement à l’Europe, ce pays est très occidentalisé et est de la partie pour la coupe de soccer en Europe malgré que ce soit un pays du Proche-Orient.

Quoi qu’il en soit que ce soit avec ou sans alcool si là est le problème, on a tous besoin de ces lieux de divertissements pour notre épanouissement. Par contre, la maison peut tout aussi bien faire l’affaire et les Iraniens arrivent très bien à trouver des alternatives pour pouvoir, tout comme nous, s’éclater et se laisser aller.

فانيسا

vanes

Le meilleur compagnon pour passer le temps est un livre. (proverbe algérien)

Le monde est petit

Posted in Iran, syrie, Uncategorized with tags on 11 mai 2010 by vanes

Un jour ou l‘autre, l’expression « le monde est petit » vous est sortie spontanément de la bouche. Le monde est plus petit qu’on le pense. On s’en étonne toujours. Moi, je m’en étonne toujours. Dans notre ville c’est plus normal, malgré le nombre de la population à Montréal, on croise des gens que l’on n’aurait jamais pensé revoir ou entendre leurs dernières nouvelles. En voyage, c’est presque incroyable, surréaliste même. Le monde est alors encore plus petit que l’on ne l’imaginait.

Avant de quitter le nid familial, j’ai toujours vécu dans le même quartier. Ce genre de quartier où tout le monde se connaît de proche ou de loin ou encore simplement de vue, du moins quand nous fréquentions le camp de jour du quartier: Le Parc Soleil. En 2005, alors que je n’habite plus chez ma mère depuis plus d’un an, je pars en Espagne où j’ai fait le tour du pays. À la fin de mon tour, je suis dans le nord du pays à San Sebastian d’où j’irai assister au festival San fermine de Pamplona. Ce festival épouvantable où tout le monde boit le plus qu’il peut jusqu’à saturation et débordement avec cette course matinale des taureaux à travers la ville pour finir à l’arène. À l’auberge de jeunesse je fais la rencontre de voyageurs avec qui je jase. L’auberge se trouve sur une montagne. On y pense deux fois si on veux se rendre en ville  lorsqu’on se souviens des longues marches à pic à monter pour retourner à l’auberge, puisque le bus est très irrégulier. Puis, un matin alors que je déjeune en compagnie des autres, une fille rousse apparaît les cheveux ébouriffés ce qui démontre la nuit terrible passée. Elle préfère installer sa tente dehors pour un prix plus avantageux qu’un lit en dortoir. Je la reconnais et elle aussi. Je ne la connais pas, mais je la reconnais. Elle demeure non loin de chez ma mère et nous nous sommes vu dans les rues du quartier durant toute notre enfance. Le monde est petit jusqu’en Espagne.

Ce n’est pas tout.

En préparant mon voyage en Iran, j’ai tenu à lire beaucoup de livres sur le pays pour savoir à quoi m’attendre et quel comportement adopter. Je m’inscris sur le site internet de Lonely planet et lis un peu sur les expériences de voyage en Iran. Suite à une question que j’ai posée sous l’onglet Iran, une femme entre en contact avec moi pour se rendre compte que nous y serons en même temps. On s’échange quelques courriels pour convenir qu’on devrait se rencontrer puisque l’on partage la même philosophie de voyage et les mêmes intérêts envers les mêmes pays. C’est une Chinoise d’une quarantaine d’années qui vit en Suisse. Je me rends en Iran en premier et tente de rentrer en contact avec elle. Elle ne répond pas. Je

Imam Khomeini square à Isfahan, Iran

poursuis mon chemin et je n’ai toujours aucune réponse. Un jour, j’arrive au Silk Road Hotel dans lequel je partage un dortoir mixte. Déjà je suis très étonnée puisque la ségrégation des sexes est encore très stricte dans les hôtels. Un grand jeune homme entre dans la pièce et me questionne sur mes origines. Puis s’exclame « oh you’re Vanassa the Canadian ». Là, je suis bouche bée! Se faisant un plaisir d’observer ma réaction, il m’explique qu’il a rencontré la dame plus tôt dans son voyage, qu’elle lui a parlé de moi. Je crois que ça avait rapport avec une conversation sur les femmes et le fait que j’étais une femme voyageant seule en Iran. Finalement, je ne la rencontrai jamais du à un obstacle rencontré sur son chemin, mais je suis toujours en contact avec elle jusqu’à ce jour.

La fois que j’ai été le plus étonnée fut la suivante. Je vais faire un tour sur le site du Lonely planet pour poser une question concernant le visa à la frontière sous l’onglet de la Syrie. J’en profite pour donner des réponses aux gens sur les sujets que j’ai vécus. Ce site est très bien pour partager nos expériences dans les pays moins connus. Un certain Bryan m’écrit en privé pour me demander conseil concernant le meilleur endroit pour célébrer son jour de l’an. Je lui propose la fête dans la tente bédouine à laquelle j’assisterai. Je lui dis

RDV manqué pour la veille du jour de l'an 2009 à Palmyra, Syrie

également que je serai là s’il a besoin de conseils en lui donnant mon emplacement dans la ville de Palmyra. La veille du jour de l’an et les jours qui suivirent, aucune trace de ce Bryan. Puis, un courriel disant qu’il n’a pas pu arriver à temps et qu’il est à Hama, dans une autre ville de la Syrie. Il rajoute en terminant qu’il a entendu parler de moi là bas alors qu’un homme prononça mon nom et lui s’est souvenu du mien en raison de notre échange de courriels. La mâchoire me tombe. Il m’explique qu’il est rentré dans un atelier de Hama dans lequel il s’est mis à jaser avec l’artiste peintre. Celui-ci a parlé de moi et de ma visite en 2008.

Je me souviens.

Je suis en transition de la ville de Homs pour me rendre à Palmyra via Hama. J’en profite pour prendre la journée pour visiter la ville et ses grandes roues qui font sa renommée. Tout est fermé, je crois qu’on est vendredi, jour de la prière. Je marche à travers la ville

Les fameuses roues de Hama, Syrie

désertique et découvre une rue d’artisans. J’entre dans le premier atelier et l’artiste m’offre le café arabe en me questionnant sur mes origines et ma profession. Je lui réponds que j’étudie en art, en peinture et dessin. Je lui montre mes œuvres alors que l’internet est si lent que nous n’avons pas accès facilement à ma page du site Myspace. Je lui parle de ma mère qui est artiste multidisciplinaire, que ma sœur est en histoire de l’art, que mon frère est en design interactif sans oublier que mon père enseigne la création. Il est étonné de l’ouverture de ma famille mais surtout de notre talent respectif. Bryan se rend dans le même atelier pour acheter un tableau qui lui aura tombé dans l’œil. L’artiste se mit à parler de moi et à lui montrer ma page qu’il avait sauvée dans ses favoris. Deux rendez-vous manqués qui m’auront plus que surprise. Le monde est petit même à travers les différents continents. Nul besoin de connaître la personne en chair et en os pour la croiser d’une manière ou d’une autre, sur notre chemin.

Alors oui, le monde est petit!

فانيسا

vanes

« Si tu veux être apprécié, meurs ou voyage » (proverbe persan)

www.myspace.com/vanessagpaquin