Mot de la fin: tisser mon tapis
J’ai 25 ans, presque 26. Jamais j’aurais imaginé ce scénario lorsque je pensais à mon futur. Je me disais qu’à 24 ans, j’aurais mon premier enfant tel mon seul modèle que sont mes parents. Aussi un bon boulot ou du moins je travaillerais déjà dans ce que je visais comme carrière. J’ai 25 ans et rien de tout cela. Jamais j’aurais imaginé entamer des études en peinture et dessin et encore moins en langue et culture arabe. Par contre, mes voyages m’ont tellement rapporté au niveau humain et culture générale.
Il est rendu une de ces questions banales de première rencontre que ce soit universitaire, professionnelle ou sociale que de demander ce qu’on fait dans la vie. Je prends toujours un malin plaisir à répondre à cette question. J’étudie une culture, la culture arabe. Et là, réaction inévitable d’incompréhension. Pour quoi étudier les Arabes? Parce que!
Lors de ma crise inconsciente du quart de siècle, j’ai fait le ménage dans ma vie, ma tête et mes priorités. Une situation difficile et délicate familiale m’a aussi aidé positivement à grandir et remettre un peu les choses en perspective. J’ai fait le bilan de ma vie encore très courte et bien j’assume pleinement que je n’aie pas de diplôme à mon actif, pas de condo, pas de famille et pas de chien, mais une culture générale du monde qui m’entoure.
Une amie a moi a bien résumé ma situation alors qu’on discutait de tout ça. Peut-être par son âge elle a atteint une sagesse qui viendra à moi surement aussi avec le temps. Elle me lance tout bonnement « Toi, Vanessa, tu es en train de tisser ton tapis volant! ». Quelle belle phrase. Quelle phrase juste. Je ne sais trop où tout ça me mènera, mais je suis en train de me construire un avenir avec des outils qui se trouvent un peu partout. Alors oui, ce que je fais maintenant dans mon travail n’est peut-être pas un métier et même que je le trouvais dégradant, mais je l’assume pleinement en vue du jour où je réaliserai ce que je veux faire. Peut-être que d’apprendre l’arabe est anodin, mais l’arabe est parlé dans vingt-deux pays officiellement mais dans des centaines d’autres du à la forte immigration telle dans la ville de Montréal.
Je viens tout juste d’obtenir une bourse d’étude pour l’Égypte. Quatre mois à baigner totalement dans la culture, dans l’histoire qui date de 5000 ans avant Jésus Christ. Telle une locale, j’étudierai à l’Université du Caire dans Giza, à moins d’une dizaine de kilomètre des pyramides. Suréaliste je vous dis.
C’est ici que se termine ce premier blogue sur une découverte d’un monde arabe, de mon monde. Vous pourrez lire éventuellement, mes récits, anecdotes et réflexions lors de mon prochain voyage imminent en Égypte, Libye et Yemen, entre autre… inch’allah.
فانيسا
vanes
« La vérité ne peut être contenue dans un seul rêve ». (proverbe arabe)
“Rira bien qui rira le dernier”. (proverbe Français)
25 juin 2011 à 15:38
Bonjour,
J’espère se parler bientôt pour faire un échange culturelle. Je vous ai déjà laissée un message sur facebook.
À très bientôt inshaallah! Salamualaikum
31 octobre 2010 à 09:24
coucou j’ai adoré ton blog. bon courage pour tes études. fais nous encore partager de belles choses. bisous:
31 octobre 2010 à 12:27
Salut!!!
Ah que ça me fait plaisir d’avoir des commentaires comme ça! J’ai cessé ce blog en vu d’un nouveau. Je suis présentement au Caire pour apprendre l’arabe. Ce n’était pas des paroles en l’air! Si tu es intéressée à le lire, voici le lien. Au plaisir! wanissa
http://vgp2.wordpress.com/
9 septembre 2010 à 11:04
Mieux vaut toujours tisser son tapis, changer de couleur, de texture, de style, plutôt que de s’asseoir dessus pendant qu’il moisit. Ces remises en question sont bonnes à tout âge, c’est sain de se questionner sur la pertinence de nos choix. Il y a des gens qui s’en rendent compte trop tard…
Je ne crois pas qu’on puisse s’arrêter un jour en se disant: ça y est, j’ai tout accompli ce que je voulais. Je crois cependant que la maturité aide à assumer nos choix par rapport aux autres. De toutes façons aujourd’hui, diplôme n’égale pas sécurité, et l’état précaire de notre santé, comme on a malheureusement trop d’exemples autour de nous, renforce le fait de profiter de ce que l’on fait pendant le processus et d’arrêter de penser au “résultat”. Vive les voyages, vive les aventures, vive l’ouverture d’esprit.